« Quiconque tient l'histoire d'un peuple tient son âme, mais quiconque tient la spiritualité d'un peuple le contraint à vivre sous le joug d'une servitude éternelle. »

Cheikh Anta DIOP

Horreur à Yopougon / Parties pour prier Dieu : Des femmes méthodistes tabassées par la BAE

L’esplanade du stade de la BAE (Brigade anti émeute) à Yopougon a, le dimanche 10 octobre 2010, été le théâtre de manifestation des fidèles de l’Eglise méthodiste de Côte d’Ivoire à qui l’on a refusé la tenue de leur culte. Six(06) femmes enceintes évanouies, des vieillards blessés tel est le bilan fait après les jets nourris de gaz lacrymogène sur les fidèles de l’Eglise protestante méthodiste de Côte d’Ivoire (EPMCI), le dimanche 10 octobre 2010 devant le stade de la BAE de Yopougon. Parmi les femmes enceintes qui étaient dans le coma, l’on peut citer Lawané Prisca Jeanne, Gombo Rosalie et Ahcen Julienne. Les vieilles femmes fâchées, ont sorti leur ‘’kodjo’’ (caleçons) pour maudire le bishop Boni qu’elles accusent de les avoir faites gazer par la police. A l’origine de cette violence policière, les fidèles de l’EPMCI ont décidé d’organiser, lors de leur journée annuelle marquant leur 26ème anniversaire, une grande cérémonie de prière. Le stade de la BAE a donc été loué à 50. 000 FCFA par les fidèles avec seize (16) agents de la BAE mis à leur disposition pour encadrer la cérémonie. Grande, a été la surprise des fidèles venus de Dabou, Sikensi, Jacqueville, Grand-Lahou et d’Abidjan de voir que les portes du stade de la BAE leur sont hermétiquement fermées, au motif que le ministre de la Sécurité aurait demandé aux policiers d’interdire le culte parce que l’EPMCI est dans l’illégalité. Or, le tribunal a tranché en juillet 2009 le différend entre l’EPMCI et l’Eglise Méthodiste Unie-Côte d’Ivoire du Bishop Benjamin Boni en renvoyant les deux parties dos à dos. L’on attend que le même tribunal tranche la problématique du patrimoine constitué d’écoles (primaires secondaires et supérieurs), d’hôpitaux, de temples, d’immeubles et de plantations. Le docteur Amari Esmel, président de la conférence de l’EPMCI rassure tous les fidèles que la vérité triomphera un jour malgré l’injustice dont ses fidèles sont victimes, actuellement. Aussi, a-t-il rappelé que la liberté de culte est un droit constitutionnel en Côte d’Ivoire.

M.Ouattara

Mon, 11 Oct 2010 15:19:00 +0200

La Dépêche d'Abidjan

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