Si Alassane Dramane Ouattara et ses amis occidentaux, français notamment, avaient su un seul instant que les ivoiriens de la diaspora, et en particulier ceux qui vivent en
France et en Europe se mobiliseraient comme ils le font depuis la déportation du président Laurent Gbagbo, ils auraient certainement réfléchi par deux fois avant de mettre le projet de sa déportation à la Cpi à exécution.
En effet, quoique quelque peu surpris par la rapidité de la procédure de transfèrement du président Gbagbo, les ivoiriens vivant en Europe ont réussi la prouesse de se mobiliser par milliers dès le 11 décembre 2011. Soit à peine dix jours après l’arrivée de l’ancien chef de l’Etat ivoirien au centre pénitencier de la cour pénale internationale. Depuis, ils ne lâchent pas la pression. Dans la ville hollandaise, chaque étape de la procédure est devenue une occasion pour les démocrates ivoiriens et africains pour donner de la voix et dénoncer l’injustice et le parti pris de la communauté internationale dans le dossier ivoirien. En France, pays devenu l’épicentre de la mobilisation, de nombreux mouvements de la résistance ivoirienne se sont créés aux côtés des représentations du front populaire ivoirien (FPI), le parti fondé par le président Gbagbo, pour maintenir la flamme de la mobilisation. Il s’agit notamment du conseil de la résistance ivoirienne (CRI-Panafricain), du comité de pilotage de l’action de la diaspora (CPAD) et de nombreux autres mouvements qui battent le pavé de façon quasi quotidienne pour donner la vraie information aux opinions publiques européennes largement sous influence de leurs médias aux ordres des intérêts mafieux qui font la guerre à la Côte d’Ivoire progressiste dont le président Laurent Gbagbo est le porte étendard.
L’action de cette diaspora militante a tellement bien porté que de nombreux médias occidentaux ont commencé à réviser leurs positions et à s’interroger sur le rôle réel joué par la France dans le conflit ivoirien. Fait marquant de cette mobilisation touts azimuts, c’est l’engagement des ivoiriens et des Africains dans la dernière élection présidentielle qui a vu la défaite du terroriste Nicolas Sarkozy, le bourreau de la Côte d’Ivoire et de l’Afrique.
Au moment où tout indique que le procès du président Gbagbo va s’ouvrir, nul doute que la mobilisation ferra voler en éclat tout le mensonge débité par la droite française pour réussir son coup de force en côte d’Ivoire.
Guillaume T. Gbato in Notre Voie
gtgbato@yahoo.fr