« Ce sont surtout les Frci qui n’ont pas fait l’armée qui ne s’entendent pas avec les gendarmes. Ils ne les aiment pas du tout. Mais les gendarmes ne s’occupent pas d’eux ». Ce témoignage d’un fonctionnaire militant du RHDP joint hier à Taï, par téléphone, met en relief le climat de méfiance existant entre les éléments des Frci, forces armées pro-Ouattara, et les gendarmes dépêchés à Taï à l’occasion des attaques qui ont coûté la vie à sept casques bleus de l’Onuci, le 7 juin dernier. D’autres sources interrogées sur place abondent dans le même sens. « C’est après les attaques contre les soldats onusiens nigériens que la situation s’est dégradée entre les deux corps. Les Frci disent pourquoi les assaillants ont tué des casques bleus et des éléments des FRCI et n’ont pu tuer les gendarmes. C’est ce qui justifie la haine des Frci envers les gendarmes. Une haine faite également de suspicion », soutient un habitant qui a requis l’anonymat. Le gouvernement Ouattara est-il conscient de la crise de confiance prononcée entre les gendarmes et les Frci ? « En tout cas, chaque corps a sa position et son commandement. A Para, Sakré et Ziriglo, chaque entité tient sa position, ils ne patrouillent jamais ensemble contrairement à ce que les autorités gouvernementales avaient annoncé lorsqu’il ya eu des attaques meurtrières. Les Frci tiennent une position à Para. Les gendarmes, eux, sont à Sakré et Ziriglo», poursuit notre source. Taï, région fortement agricole est en proie à des attaques meurtrières, depuis environ un an. Des attaques que les populations locales imputent aux mercenaires et autres miliciens pro-Ouattara en quête de ressources financières pour, disent-ils, « se faire payer sur le terrain ».
Félix Téha Dessrait dessrait@yahoo.fr in NOTRE VOIE