Bert Koenders, le patron de l’Opération des Nations unies en Côte d’Ivoire (Onuci), a dénoncé hier les constantes violations des droits de l’homme en Côte d’Ivoire. Dans une note d’information adressée à la presse, le représentant du secrétaire général de l’Onu, Ban Ki-Moon, s’est dit préoccupé par les rapports et témoignages crédibles faisant état de violations de ces droits et de faits illicites commis par des éléments des Forces républicaines de Côte d’Ivoire (Frci) ou groupes associés à ces derniers. Il a alors engagé les nouvelles autorités ivoiriennes à redoubler d’efforts pour prévenir de tels abus. Et combattre l’impunité en traduisant tous les auteurs en justice, quel que soit leur statut ou leur appartenance politique. « Toutes les personnes arrêtées et détenues doivent être immédiatement informées des motifs de leur arrestation et jouir de leur droit à une procédure juste et équitable », a lancé M. Koenders. En accord avec le Secrétaire général de l’Onu, il estime que la situation des droits de l’homme en Côte d’Ivoire reste aujourd’hui très préoccupante. Au point qu’elle nécessite une attention et une action accrue de la part des parties prenantes nationales, rapporte la note d’information de l’Onuci. Bert Konders s’est aussi inquiété de l’instabilité persiste. Ila, par ailleurs, souligné que la situation sécuritaire à l’Ouest du pays ne cesse de se dégrader. Surtout le long de la frontière avec le Libéria.
M. Koenders présentera le 18 juillet prochain devant le Conseil de sécurité de l’Onu, le dernier rapport du secrétaire général sur la situation en Côte d’Ivoire plus d’un an après la crise postélectorale qui a vu le Président déclaré réélu, Laurent Gbagbo, se faire renverser par la coalition France-Onu avec le soutien des Etats unis. Alors qu’il appelait justement ses compatriotes et la communauté internationale au recomptage des voix.
Robert Krassault in Notre Voie
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