« Quiconque tient l'histoire d'un peuple tient son âme, mais quiconque tient la spiritualité d'un peuple le contraint à vivre sous le joug d'une servitude éternelle. »

Cheikh Anta DIOP
Categories: Politique

Insécurité, palabres, poursuites judicaires : Côte d’Ivoire, le feu couve

Visite de Ouattara au Bénin

Le président ivoirien s’est envolé depuis hier au Bénin pour une visite d’État. Il y répond à une invitation de son homologue Yayi Boni. « C’est une marque, bien sûr, d’amitié, de fraternité à l’endroit du peuple ivoirien, mais également de l’excellente relation de coopération entre nos deux pays. C’est vraiment une opportunité pour nous de resserrer nos liens », a déclaré le Président Ouattara, à en croire Fraternité Matin. Le Patriote écrit à la Une qu’au bénin, Ouattara est chez son « frère siamois » et le visiteur de dire que « cette visite d’État témoigne de notre reconnaissance et de notre volonté de renforcer davantage les liens particuliers et séculaires qui existent entre nos deux pays ». Concernant Ouattara, plusieurs bruits véhiculent. L’inter informe qu’il a pris position dans la guerre entre Soro Guillaume et Hamed Bakayoko. En effet, le journal dit, d’après ce qu’il a lu dans la Lettre du Continent, que Ouattara est exaspéré de cette situation entre ses deux « fils » qui se battent pour sa succession, alors qu’il est en plein mandat. Il a donc sollicité l’intervention d’un conseiller de Compaoré, en la personne de Moustapha Ould Limam Chafi pour rapprocher les deux personnalités. Or à en croire Notre Voie, « pour écarter définitivement Soro, Ouattara veut modifier la Constitution ». En effet, il révèle qu’un cadre du RHDP lui a avoué que « Ouattara a beaucoup peur de Guillaume Soro. Il ne lui fait plus confiance et le soupçonne de lorgner sérieusement le fauteuil présidentiel…Pour se mettre à l’abri de toute surprise, Alassane Ouattara veut modifier la Constitution en créant un poste de vice-président afin d’écarter Soro qui est, selon la Constitution actuelle, le dauphin constitutionnel. »

Journée internationale de la Femme

Hier vendredi 8 mars 2013, le monde entier a célébré les femmes. Au niveau national, le thème retenu par le gouvernement est : ‘‘Hommes et femmes, ensemble pour une côte d’Ivoire nouvelle et réconciliée’’. Dans son message à la Nation, la ministre de la solidarité, de la famille, de la femme et de l’enfant, Anne Désirée Ouloto, a surtout relevé que « l’évolution de la situation de la femme dans notre pays est positive ». Et d’ajouter « travaillons à la reconnaissance de l’égale dignité de chaque femme homme et de chaque femme, pour un pays réconcilié et prospère », lit-on dans L’intelligent d’Abidjan. Sur le sol béninois où elle se trouve au moment de cette célébration, la 1ère Dame de Côte d’Ivoire, Dominique Ouattara a rendu hommage aux femmes, rapporte Le Patriote. Après avoir magnifié leur dynamisme, beauté, courage et intelligence, Dominique Ouattara a dit qu’ « aujourd’hui est notre jour ». Quant aux femmes du Front Populaire Ivoirien (FPI), elle ont dénoncé dans Notre Voie « une humiliation des femmes par le régime Ouattara » vu que le thème national est loin de cadrer avec celui de la communauté internationale qui est « l’autonomisation des femmes rurales pour l’éradication de la pauvreté et la faim, le développement et les défis actuels » et avec la réalité en Côte d’Ivoire. Car selon le FPI, en Côte d’Ivoire, « chaque jour des femmes voient leurs maris, leurs fils poursuivis, enlevés et séquestrés, emprisonnés ; leurs avoirs gelés et leurs biens séquestrés; ou encore renvoyés de leurs emplois, pour la seule raison qu’ils sont des proches de Gbagbo ».

Sécurité en Côte d’Ivoire

En côte d’Ivoire, l’heure n’est pas à la quiétude après les longues années de crise. Il y a même à craindre le pire. C’est ce que semble dire Alpha Blondy, la reggae-star ivoirienne, dans une interview à RFI reprise par Soir Info. « Oui, bien sûr. Je crois que ce qu’on a vu est petit par rapport à ce qui arrive à l’horizon. L’horizon est très très dangereux. C’est un horizon très effrayant qui se pointe. Ils prennent tous le concept de l’ivoirité à la légère », répondait-il à la question de savoir s’il y a encore le danger de l’ivoirité en Côte d’Ivoire. Et ceux qui sont responsables du drame ivoirien, notamment ceux qui ont préconisé « l’option militaire » pendant la crise post-électorale, sont en danger, dévoile Le Temps. Il écrit qu’avec la question de Laurent Gbagbo, à la CPI, de savoir « qui a gagné les élections en Côte d’Ivoire », tous redoutent un procès de Gbagbo. Car les auteurs de cette option se verront appeler à la barre, à commencer par Nicolas Sarkozy, pour répondre de leurs actes. La menace la plus imminente vient des djihadistes du Mali qui seraient à Abidjan en ce moment, après leur débandade. Nord-Sud Quotidien révèle que, d’après une note d’information transmise aux grandes oreilles, ces islamistes au nombre de 475 auraient infiltré Abidjan avec pour projet de déstabiliser le pouvoir Ouattara. Ils seraient entrainés par un certain Monty alias Mal-Mal et le nommé lieutenant Baya. Leurs cibles sont : la centrale thermique d’Azito, la MACA, la BAE, la commune de Dabou, certaines casernes de l’armée.

Par César DJEDJE MEL in Linfodrome

Sat, 09 Mar 2013 23:10:00 +0100

La Dépêche d'Abidjan

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