Un mode de vie totalement archaïque
C’est en 1978 que des géologues soviétiques ont rencontré ces six survivants dans leur modeste cabane cachée au beau milieu d’une épaisse forêt de pins, repérée par hélicoptère dans le secteur d’Abakan, au nord de la Mongolie. A la recherche de minerai de fer, ils ont découvert Karp et sa femme Akulina et leurs quatre enfants. Les deux cadets, Dmitry et Agafia ne connaissaient alors que leur vie de famille. Ils n’avaient rien et s’étonnaient de tout face à leurs visiteurs. Mais malgré cette modernité à portée de main, toute la famille a choisi de ne pas changer son mode de vie et son quotidien.
Nu-pieds l’été, chaussés d’écorces de bouleau l’hiver, les membres de la famille Lykov vivent de leurs propres récoltes, de la cueillette et de la chasse à des centaines de kilomètres de toute civilisation. Les enfants, eux, grandissent avec les histoires des livres de prières. Quand Agafia, la cadette, a vu pour la première fois la photographie d’un cheval, elle l’a aussitôt reconnu grâce aux histoires de la Bible de sa mère et elle s’est exclamée : "Regarde papa, un cheval !". La foi régente toutes leurs pratiques quotidiennes et semble être leur seul repère. Les Lykov en sont véritablement restés à l’état du Monde du début du XXe siècle.
Vers la fin d’une histoire ?
Le plus triste de cette histoire est la rapidité avec laquelle la famille a disparu après avoir rétabli un contact avec le monde. Akulina a ainsi succombé à l’inévitable famine et ses trois premiers enfants sont tombés gravement malade. En 1981, Karp et Agafia Lykov étaient les seuls survivants. Lorsque le premier est décédé en 1988, Agafia a refusé de quitter son ermitage sibérien, si bien qu’elle continue toujours d’y vivre, seule au contact des ours et des loups. Mais ce qui parait insensé s’explique : elle préfère ce qu’elle a toujours connu, ce à quoi elle est le mieux adaptée. Son choix réside aussi dans une promesse faite à son père de ne pas dilapider le capital de "vraie foi" dont elle est désormais responsable.
Aujourd’hui, malgré de vains efforts, Agafia vit toujours loin du "siècle" dans la sauvage taïga sibérienne sous les "étoiles marchantes".
Maxime Lambert in gentside.com
Wed, 13 Feb 2013 22:23:00 +0100
L’Union des Journalistes Ivoiriens en France (UJIF) a officiellement investi son nouveau président, Axel Illary,…
Un mois après la disparition du directeur de la Radio Télévision Saraounia, Moussa Kaka, au…
Moussa Kaka est une figure du journalisme au Sahel. Celui qui a disparu depuis le…
Le Parti communiste français condamne avec la plus grande fermeté l’arrestation et le placement sous…
Au Mali, le directeur de publication du journal Le Témoin, Abdrahamane Kéita, a été condamné…
Le 3 octobre, Axel Illary publiera sur Amazon Peau noire, Dieu blanc. Essai sur l’aliénation…
This website uses cookies.