« Quiconque tient l'histoire d'un peuple tient son âme, mais quiconque tient la spiritualité d'un peuple le contraint à vivre sous le joug d'une servitude éternelle. »

Cheikh Anta DIOP
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KOUAMÉ KOUAKOU dit OK « le vieux lion » à propos du Mandat d’arrêt lancé contre Charles Blé Goudé – CPI : vous avez dit justice impartiale ?

Cpi : vous avez dit justice impartiale ? Mais que faites-vous de Ouattara et sa bande ? Après le Président Laurent GBAGBO, son épouse Simone ÉHIVET GBAGBO, c’est au tour de notre ami et frère Charles Blé GOUDE, de faire l’objet d’un mandat d’arrêt de la CPI, dans le cadre de la procédure ouverte sur la Côte d’Ivoire par cette Cour. A travers ce dernier mandat, la CPI achève de nous convaincre, qu’elle n’est point une justice mais un instrument au service des impérialistes occidentaux. Sinon comment comprendre cet acharnement sur le seul camp GBAGBO ? En effet, depuis le début de cette procédure tous les mandats d’arrêt lancés l’ont été uniquement et exclusivement à l’encontre des pro-GBAGO. Mesdames, Messieurs, les Juges et Procureurs de la CPI, une question me taraude l’esprit. Que fait-on de OUATTARA et sa bande ? La liste de leurs crimes est longue, et, je ne saurai les énumérer toutes ici.

Cependant, permettez-moi, de vous rafraichir la mémoire, en vous rappelant quelques-uns. Que fait-on des auteurs du massacre de plus de 1000 Wê, en une seule journée à DUÉKOUÉ Carrefour ? N’est-ce pas un crime de génocide tel que prévu par l’article 6 du statut de Rome ? Que fait-on des auteurs des massacres des populations de GUITROZON et de Petit DUÉKOUÉ ? N’est-ce pas là de graves violations des droits de l’homme, qualifiées de crimes contre l’humanité par l’article 7 du statut de Rome et qui relèvent de la compétence de votre Cour ? Que fait-on des auteurs du massacre des 60 Gendarmes, désarmés et emprisonnés avec leurs enfants à BOUAKÉ? N’est-ce pas un crime de guerre sanctionné par l’article 8c du statut de Rome, instituant la CPI?

Alors Mesdames et Messieurs de la CPI, au lieu de vous acharner contre le seul camp GBAGBO, faites au moins semblant, en montrant à l’opinion que vous n’êtes pas une justice aux ordres, mais bien une justice indépendante et impartiale, en lançant ne serait-ce qu’un mandat contre les auteurs de ces violations graves des droits humains. Ils sont connus de tous et si vous les avez oubliés, je me propose de vous les identifier. Il s’agit de : Alassane Ouattara (A la tête de l’Etat de Côte d’Ivoire) le commanditaire, Guillaume Soro ( A la tête de l’Assemblée Nationale de Côte d’Ivoire) le maitre d’œuvre, Issiaka Ouattara alias Wattao (Commandant adjoint de la Garde Républicaine et Commandant en chef du Centre de Commandement des Décisions Opérationnelles de Sécurité), Chérif Ousmane (Commandant adjoint du Groupe de Sécurité de la Présidence de la République), Zakaria Koné (Commandant adjoint du 1er Bataillon Blindé), Morou Ouattara (Commandant adjoint des Forces Spéciales), Gaoussou Koné alias Jah Gao (Commandant adjoint des forces spéciales), Losseni Fofana (Commandant du Bataillon de Sécurisation de l’Ouest), Fofié Kouakou (Commandant de la Compagnie Térritoriale de KORHOGO), Ousmane Coulibaly alias Ben LADEN (Préfet de San-Pedro), Messamba Koné (Préfet de Guiglo) et Tuo Fozié (Préfet de Bondoukou) les exécutants, pour ne citer que ceux-là. Mais que nenni, vous ne pouvez pas, car votre mission, n’est pas de rendre justice au peuple Ivoirien qui a souffert, et qui continue de souffrir le martyre à cause de cette bande d’assassins et de criminels, qui bénéficient de votre totale impunité et de votre entière protection. Au contraire, la mission a vous assignée, c’est de punir le Président Laurent GBAGBO et son camp, tout simplement parce qu’ils ont décidé de mener le combat vrai, le combat juste, celui de la souveraineté de leur pays, de la défense de la dignité et du respect de leur peuple. Ce qui est, un crime de lèse-majesté au regard des impérialistes occidentaux, vos mandants.

Au fait, je voudrais vous poser une autre question Mesdames et Messieurs de la CPI, pourquoi à chaque fois qu’il ya une décision à prendre, dans l’affaire Laurent Gbagbo c. Le Procureur, comme celle prévue le 09 Octobre prochain, sur la demande de mise en liberté provisoire du Président Laurent Gbagbo, les réseaux mafieux de vos mandants s’excitent et s’agitent? Sachez Mesdames et Messieurs de la CPI, que nous, Peuple de Côte d’Ivoire, avons identifié clairement notre combat, qui consiste essentiellement à obtenir la libération du Président Laurent GBAGBO et son retour dans son pays, la Côte d’Ivoire. Mais aussi, à faire partir Ouattara et sa bande. Tout autre sujet n’est que de la pure distraction. Alors Mesdames et Messieurs, de la CPI arrêtez votre comédie et laissez nous nous concentrer sur notre combat. Malgré l’adversité nous avançons sereinement et nous allons gagner. OVAJAB

KOUAMÉ KOUAKOU dit OK "le vieux lion", Juriste-Manager
Ex-Secrétaire général adjoint de la FESCI (1998-2001)
Ex-Président de la FEJIF -Fédération des Étudiants et de la Jeunesse Ivoirienne de France-(2006-2009)
Ex-Président du MJSCI – Mouvement des Jeunes Socialistes de Côte d’Ivoire.
Exilé politique.
Membre de la Coordination du FPI en exil et conseil politique de la COPIE (COalition des Patriotes Ivoiriens en Exil)

Fri, 04 Oct 2013 14:02:00 +0200

La Dépêche d'Abidjan

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