Cette année-là, le rideau de fer s’effondre brutalement, même si plusieurs éléments indiquaient que cela était inéluctable. Les pays de l’ex-bloc soviétique ne sont pas préparés au "changement", c’est-à-dire au passage définitif à l’économie de marché, malgré la perestroïka prônée quelques années plus tôt par Mikhaïl Gorbatchev, dernier président de l’URSS. La BERD est créée dans ce contexte-là. Ainsi, elle sera à l’origine d’un vol en règle, un des plus grands hold-up perpétrés contre une population de toute l’Histoire, à coup de privatisations et de prise en main forcée des entreprises les plus rentables des pays de l’Est, grâce à l’assistance de dirigeants politiques de connivence, tel Boris Eltsine en Russie. De là naîtront les disparités qui existent encore dans ces pays, avec foule de gens très pauvres en bas de l’échelle sociale, et l’un des plus grands nombres de milliardaires au monde tout en haut.
Aujourd’hui, en pleine crise des dettes souveraines, l’Occident est en détresse. Il a besoin de nouveaux marchés, de nouvelles liquidités, pour appuyer son mode de vie basé sur la surconsommation des ressources de la planète. Les quelques pays arabes visés par ce prêt – et non donc un généreux don – devraient désormais jouer ce nouveau rôle de pompe à fric. Le communiqué de la BERD est clair là-dessus. Son investissement sera axé "sur le développement du secteur privé, la croissance des petites et moyennes entreprises, l’amélioration des services municipaux, le développement de secteurs financiers stables et l’amélioration des services de fourniture d’énergie".
Les pays du Nord, à travers des institutions financères à leur service (les Etats-Unis détiennent par exemple 16% des droits de vote au FMI), n’en sont malgré tout là pas à leur coup d’essai, et ne cesseront jamais de s’accaparer des tronçons pharamineux de l’économie du tiers-monde, surtout dans le domaine des ressources énergétiques. La BERD a à ce propos accordé un autre prêt de 6,5 milliards de dollars aux mêmes pays arabes suscités pour financer des programmes dans ce domaine-là. Il serait sans doute temps de réagir.
Wissam El Bouzdaini
Journaliste à l’hebdomadaire marocain Maroc Hebdo International
Mon, 28 May 2012 20:39:00 +0200
L’Union des Journalistes Ivoiriens en France (UJIF) a officiellement investi son nouveau président, Axel Illary,…
Un mois après la disparition du directeur de la Radio Télévision Saraounia, Moussa Kaka, au…
Moussa Kaka est une figure du journalisme au Sahel. Celui qui a disparu depuis le…
Le Parti communiste français condamne avec la plus grande fermeté l’arrestation et le placement sous…
Au Mali, le directeur de publication du journal Le Témoin, Abdrahamane Kéita, a été condamné…
Le 3 octobre, Axel Illary publiera sur Amazon Peau noire, Dieu blanc. Essai sur l’aliénation…
This website uses cookies.