De même que le fut la France, de même que le fut l’Algérie, et de même que le fut l’Afrique du Sud, la Côte d’Ivoire aujourd’hui se trouve sous occupation étrangère. La période que vivent les Ivoiriens doit être reconnue comme celle de l’Occupation, et se doit d’être nommée par les Ivoiriens comme « l’Occupation ». Aussi longtemps que durera l’ère Ouattara, cette ère doit être désignée comme « l’Occupation », référée dans nos livres comme « l’Occupation », enseignée à nos étudiants, par référence à la traitrise du gouvernement de Vichy, comme « l’Occupation » et expliquée à nos enfants comme « l’Occupation ».
Et comme ce fut le cas en France sous l’occupation allemande ou en Algérie sous l’occupation française, ou en Afrique du Sud sous l’occupation aryenne, des collaborateurs se bousculent à la porte de nos bourreaux, prêts à leur vendre leur âme pour un bout de bonheur. Nos enfants et nos étudiants ont le droit de comprendre la motivation de ces collaborateurs, comme la France résistante enseignait à ses enfants les motivations des collaborateurs français pendant l’occupation allemande, qui pour un bout de pain vendaient leur âme au Nazis. Ce que la Côte d’Ivoire a vécu sous les bombardements français et onusiens, ce qu’elle a vécu à l’Ouest, ce qu’elle continue de vivre chaque jour sous l’Occupation est bien un programme d’extermination ethnique systématique. N’ayons pas peur des mots. La Côte d’Ivoire occupée est soumise à un holocauste qui ne dit pas son nom. Ne nous méprenons pas, cependant : Les Ivoiriens dans leur grande majorité n’approuveront jamais de subir l’occupation française que l’on veut leur imposer par la force des armes, et garderont, comme une veilleuse, au fond de leur cœur l’idéal de liberté et de dignité.
La Côte d’Ivoire sera libre un jour, comme le furent la France de l’occupation allemande, l’Algérie de l’occupation française et l’Afrique du Sud de l’occupation aryenne. Ce ne sont pas les méditations et les alléluias qui libéreront la Côte d’Ivoire, de même qu’aucun alléluia n’aurait libéré l’Afrique du Sud, l’Algérie ou la France pendant leur occupation. Les peuples libres nous ont donné la mesure de ce qu’il en coûte d’être libre. Ce ne sont ni les alléluias ni la bonne foi des bourreaux qui libèrent les peuples assujettis. La Côte d’Ivoire sera libre un jour, comme le furent la France de l’occupation allemande, l’Algérie de l’occupation française et l’Afrique du Sud de l’occupation aryenne. Ce ne sont pas les méditations et les alléluias qui libéreront la Côte d’Ivoire, de même qu’aucun alléluia n’aurait libéré l’Afrique du Sud, l’Algérie ou la France pendant leur occupation. Les peuples libres nous ont donné la mesure de ce qu’il en coûte d’être libre. Ce ne sont ni les alléluias ni la bonne foi des bourreaux qui libèrent les peuples assujettis.
M. Frindéthié