L’analyse du contenu que nous avons lié au contexte de sa publication, laisse transparaître que l’objectif de cette prétendue lettre est de faire admettre à l’opinion qu’aucune poursuite ne sera engagée par la CPI contre Guillaume Soro, même si la responsabilité de ce dernier en tant que commanditaire et co-auteur de crimes de guerre et crimes contre l’humanité, ne fait l’objet d’aucun doute.
Cette publication de cette vraie fausse lettre de félicitation, trahie la panique et l’inquiétude de Soro et les siens qui ne sont point rassurés sur le sort prochain, de celui qui a cru pouvoir se prémunir de poursuites judiciaires en s’abritant derrière une fragile nomination arrangée, au poste de président de l’assemblée nationale ivoirienne.
C’est le manque de sérénité qui explique ce subit exhibitionnisme épistolaire. Guillaume Soro et ses proches ont besoin de se rassurer et de rassurer les populations et ses éventuels partenaires. Car le bon sens amène le commun des ivoiriens à trouver naturel et allant de soit que Soro ne puisse échapper à la justice, à cause des crimes qui lui sont reprochés et dont toute la Côte d’Ivoire a été témoin.
C’est cette peur panique, face à ce qui va de soit, qui explique la publication de ce prétendue courrier du procureur Ocampo.
Faut-il rappeler que c’est la Gambienne Fatou Bensouda qui reprendra en main le dossier des crimes contre l’humanité commis en Côte d’Ivoire de 2002 à 2010. La publication d’une prétendue lettre d’Ocampo ne peut rien changer au travail de cette dernière. Guidée par l’équité et la justice elle a dit mettre un point d’honneur à son action de justice indépendante qui aboutira à débarrasser la Côte d’ivoire de ses principaux auteurs et commanditaires de crimes contre l’humanité.
Celle-ci s’est rendue en Côte d’Ivoire pour se rendre compte par elle-même de l’avancée des enquêtes sur les exactions commises par les deux camps qui ont endeuillé la Côte d’Ivoire depuis la rébellion débutée en septembre 2002. Elle en a profité pour demandé au président Ouattara une coopération et une collaboration entière afin qu’aucune entrave ne soit faîte au travail de la CPI, pour la crédibilité de l’institution qui ne veut pas passer aux yeux du monde, ni pour une justice des vainqueurs, ni pour une justice au service des régimes impérialiste d’occident.
Koné Mory in ivoireinfo.com
Fri, 06 Apr 2012 02:17:00 +0200
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