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Cheikh Anta DIOP
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La CPI refuse de libérer provisoirement Laurent Gbagbo, mais ses soutiens n’abdiquent pas

La Cour pénale internationale (CPI) vient de rejeter la demande de mise en liberté provisoire de l’ex-président ivoirien Laurent Gbagbo, soupçonné de crimes contre l’humanité et détenu à La Haye. Un rejet qui intervient moins d’un mois avant l’audience de confirmation des charges qui pèsent contre lui, prévue le 13 août. Comment réagit-on en Côte d’Ivoire ?

Pas de commentaire particulier au sein de la direction intérimaire du Front populaire ivoirien (FPI), le parti de l’ex-président Gbagbo. « Nous attendons le 13 août », explique-t-on, en référence à la date à laquelle débute l’audience de confirmation ou d’infirmation des charges pesant sur lui.

Selon un cadre du FPI joint par RFI, il n’y a aucune déception due au rejet de la liberté provisoire pour l’ancien chef de l’Etat. Le parti dit être confiant dans l’issue de l’audience de confirmation des charges, qui doit commencer le 13 août. Même si, d’après les prévisions de la CPI, cette audience durera cinq jours, et que la décision des juges – pour savoir s’il y aura un procès ou non contre Laurent Gbagbo – ne devrait être connue que vers la fin octobre.

Le juge qui a refusé de libérer provisoirement l’ex-président ivoirien craint que ce dernier ne profite du réseau de ses sympathisants pour fuir. Ce qui fait dire à un journal quotidien ivoirien que « la popularité de Gbagbo effraie la CPI ».

En réaction, le secrétaire général intérimaire du Rassemblement des républicains de Côte d’Ivoire (RDR), le parti de l’actuel chef de l’Etat Alassane Ouattara, juge que « ce n’est pas une gloire d’être un détenu populaire ». Amadou Soumahoro ajoute qu’il n’y a pas de quoi être fier d’une « popularité au service de crimes contre son peuple ».

La Cour pénale internationale soupçonne notamment Laurent Gbagbo d’être co-auteur de crimes contre l’humanité lors de la crise post-électorale en Côte d’Ivoire, qui a fait officiellement 3 000 morts.

Par RFI

Sun, 22 Jul 2012 04:08:00 +0200

La Dépêche d'Abidjan

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