« Quiconque tient l'histoire d'un peuple tient son âme, mais quiconque tient la spiritualité d'un peuple le contraint à vivre sous le joug d'une servitude éternelle. »

Cheikh Anta DIOP
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La fatwa à la mémoire de Bohoun Bouabré

Cette énième mort est inique, stupide, injustifiable et maladroite mais souhaitée par les autorités actuelles d’Abidjan. La raison ? C’est que les rebelles et leur chef Alassane Ouattara sont les premiers criminels tant économiques que de sang en Côte d’Ivoire. Le père de la violence politique est Alassane Ouattara dans notre pays. C’est cet homme qui, aujourd’hui accuse d’honnêtes citoyens de criminels économiques. Lui et ses voleurs de la rébellion n’ont jusque là pas justifié leurs fortunes acquises de façon trop rapide entre 1990 et 2011. (Temps compris entre la primature d’ADO et la chute de Laurent Gbagbo). Cet homme n’a pas reculé devant le danger qu’il faisait courir à ses prisonniers en gelant leurs avoirs ; sans même rien concéder aux malades. Il ne peut pas dire qu’il ignorait qu’un malade dialysé mourait s’il reste sans soin. Il ne saurait dire que « petit Paul » ne lui a pas demandé de prendre ses soins en charge non pas à titre personnel, mais au nom de la Côte d’Ivoire qu’il prétend gouverner. Alassane Ouattara est passible de poursuites pour non assistance à personne en danger de mort ; car c’est son manque de prise en charge à défaut de dégeler ne serait-ce qu’une partie de ses avoirs personnels, qui a provoqué la mort de Bohoun Bouabré.
La rébellion nous a pris Dagrou Loula, Daly Obley, Boga Doudou, Robert Guéi, Désiré Tagro et bien d’autres anonymes, sans que nous ne ripostions. Houphouët-Boigny a dit que la paix est un comportement, Laurent Gbagbo l’a intériorisé. C’est pourquoi, durant son règne, il a subi toutes sortes d’humiliations à la recherche de la paix avec les rebelles, en allant de capitale en capitale à travers l’Afrique, pendant que la France et la rébellion décochaient des flèches assassines contre son honneur et celui de la Côte d’Ivoire… Aujourd’hui, il est injustement incarcéré à La Haye.
Il ne peut y avoir un vivre ensemble dans lequel une partie va toujours tendre la main à la paix tandis que l’autre va semer la mort dans son camp. Même la réconciliation devenue le dada des Ivoiriens frileux, pour la réaliser, il faut être à deux. On ne peut pas dire chaque jour, réconcilions-nous et en même temps, poser des actes contraires. Ouattara n’est pas un Dieu, et nous n’avons aucune raison d’attendre que l’Eternel des armées descende pour l’anéantir. Malheur à quiconque parlera de paix, de pardon et de réconciliation, alors que le corps de « Petit Antoine » vient d’arriver en terre ivoirienne !
Désormais, où que ce soit, quel que soit le temps qui va s’écouler, tout enfant digne de la Côte d’Ivoire DEVRA venger la mort de tous les NÔTRES. Quelle que soit la manière, quelle que soit la matière choisie, tant que la mort de tous les nôtres ne sera pas vengée, il n’y aura ni répit ni paix encore moins de réconciliation avec les ennemis de notre peuple. Tout Africain épris de liberté est appelé à exécuter cette sentence, partout dans le monde. Les Black Panthers (USA) n’ont-ils finalement pas raison de dire que le « meilleur moyen de faire cesser le système est de devenir soi-même le système » ? Mieux, pour danser avec un aveugle, il faut le piétiner pour qu’il sache qu’il n’est pas seul sur la piste. La loi du talion nous interpelle tous. A bon entendeur, salut !
Interrogeons les professeurs Djédjé Mady et Kakou Guikahué : Où est passé votre cadet « Petit Antoine » ? Vous Mady Kôkôlou, Alassane a-t-il extrait de votre corps, le courant qui secoue tous ceux que vous touchez ou qui vous touchent ? Pouvez-vous vous mirer encore sans baisser la tête ?

Julius Blawa Gueye

Wed, 18 Jan 2012 15:51:00 +0100

La Dépêche d'Abidjan

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