« Quiconque tient l'histoire d'un peuple tient son âme, mais quiconque tient la spiritualité d'un peuple le contraint à vivre sous le joug d'une servitude éternelle. »

Cheikh Anta DIOP
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La France prévient Wade «L’armée sénégalaise ne vous suivra pas»

La situation qui prévaut au Sénégal, constitue l’actualité phare partout dans le monde et continue d’être préoccupante pour les partenaires du Sénégal. C’est le cas de la France et des Etats Unis, mais aussi, de la Cedeao. Face à la situation, devenue incontrôlable, l’Elysée qui parie sur la tenue du scrutin présidentiel sénégalais, à date prévue, du 26 février, tient à dire que, «si Wade tente un « passage en force », l’armée sénégalaise, réputée républicaine, ne le suivra pas», comme si les autorités avaient sollicité l’intervention de l’armée.
Hier, la situation a encore pris une nouvelle tournure très dangereuse. Les autorités ont-elles sollicité l’intervention de l’armée ? La question est tentante, si on se fie à l’intervention de la France qui a tenu à prévenir Wade, quant à la réputation républicaine de l’armée sénégalaise. «Malgré les émeutes, provoquées le 27 janvier, par la validation de la candidature d’Abdoulaye Wade et l’éviction du chanteur Youssou Ndour, l’Elysée parie sur la tenue du scrutin présidentiel sénégalais à la date prévue, du 26 février», écrit le journal français express. En tout cas, si Wade tente un «passage en force», l’armée sénégalaise, réputée républicaine, ne le suivra pas et prendra le parti de la légalité, estime-t-on à Paris. Pour rappel, la France a promis d’étudier, avec attention, les observations de la mission de l’Union européenne (UE), sur le processus de validation de ces candidatures, regrettant toutefois, que «toutes les sensibilités politiques ne puissent être représentées». En outre, face aux multiples arrestations, la France rappelle son «attachement au respect des procédures judiciaires et des droits de la défense. Et condamne, par principe, toute instrumentalisation de la justice à des fins politiques». De son côté, les Etats-Unis avaient indiqué que «la décision du président Wade de solliciter un troisième mandat pourrait mettre en péril la démocratie, le développement démocratique et la stabilité politique que le Sénégal a bâti au cours des décennies».
Ousmane Ngom accuse et parle d’ingérence
Face à ces multiples interpellations de la France, des Etats-Unis, le ministre de L’intérieur, Me Ousmane Ngom a réagi, clouant au pilori ces différentes positions, comme l’avaient fait, d’ailleurs, le ministre de l’Intérieur de Gbagbo et son homme de confiance, Blé Goudé, au début de la crise en Côte d’Ivoire. «Nous ne pouvons pas recevoir d’injonction de la part de qui que ce soit. Les Américains et les Français sont très mal placés pour nous dire la conduite à tenir car, le Sénégal est un pays libre et souverain», a martelé le ministre d’Etat Ousmane Ngom. Pour lui, ce ne sont pas les Américains ou les Français qui votent au Sénégal. Aussi, n’est-ce pas à eux de nous dicter ce que nous devons faire, selon M. Ngom qui ajoutera : «Notre pays dispose d’institutions libres qui fonctionnement normalement. Ce que je dis pour les Américains est valable pour les Français : ils n’ont pas à s’immiscer dans les affaires intérieures d’un Etat. Aucun citoyen, non-américain, n’ose parler ou commenter une décision rendue par une juridiction américaine ou le Congrès américain».

Me Madické Niang face à la presse, aujourd’hui

Madické Niang va parler. Que va-t-il dire ? Sûr qu’il emboîtera le pas au Ministre de l’Intérieur qui n’a pas apprécié la position de la France et des Etats Unis sur la situation au Sénégal. Le ministre sénégalais des Affaires étrangères, Me Madické Niang, anime une conférence de presse, ce mercredi, sur la situation politique intérieure et la position de certains partenaires du Sénégal. La rencontre du ministre d’Etat avec la presse nationale et internationale aura lieu à partir de 11 heures, à la salle de conférences du ministère. Un face à face qui portera, nous confirme-t-on, sur l’évolution de la situation nationale, au regard des commentaires de certains pays partenaires comme la France, les Usa, la Cedeao entre autres

Sambou BIAGUI in rewmi.com

Wed, 01 Feb 2012 08:05:00 +0100

La Dépêche d'Abidjan

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