Une dégradation progressive de l’université
Que faire d’autre quand livres, bancs, équipements –jusqu’aux huisseries et métaux de construction ont été volés, pillés ou incendiés? Cette libérianisation de l’université ivoirienne a été appliquée à grande échelle pendant et après le HYPERLINK "http://www.slateafrique.com/1503/mysteres-arrestation-laurent-gbagbo" t "_blank" coup d’Etat franco-onusien d’avril 2011.
Tout se passe comme si l’Université ivoirienne, ses professeurs et ses étudiants étaient devenus l’ennemi collectif du nouveau régime; dans une déclaration faite à Lomé, HYPERLINK "http://www.slateafrique.com/1743/pourquoi-alassane-ouattara-est-mal-parti" t "_blank" Alassane Ouattara ne vient-il pas d’annoncer la fermeture pour deux ans des établissements publics ivoiriens d’enseignement supérieur! La HYPERLINK "http://www.slateafrique.com/pays/17/C%C3%B4te%20d%20Ivoire" t "_blank" Côte d’Ivoire, entre maîtres de guerres et technocrates, sera-t-elle le seul pays au monde à avoir détruit sa propre Université?
Le contraste est patent avec le régime précédent qu’on a pu nommer (en référence malicieuse à la III°république française), la «République des professeurs». De l’historien HYPERLINK "http://www.slateafrique.com/1499/gbagbo-qu-as-tu-fait-de-ta-presidence" t "_blank" Laurent Gbagbo à l’économiste Aké N’gbo Gilbert- tous deux en déportation sans inculpation ni jugement à Korhogo et à Bouna, du philosophe Voho Sahi à l’historien Pierre Kipré- en exil quant à eux à Accra, capitale du Ghana, tous ont exercé, revanche sur l’affairisme houphouétiste et «l’idéologie du planteur», des responsabilités politiques; on aura reconnu, dans l’ordre cité, le président et le premier ministre ivoirien, le ministre de la Culture et l’ambassadeur de Côte d’ivoire en France.
Et certes, contrairement aux calomnies, cette république des professeurs et des chercheurs, bien qu’en butte à une rébellion armée aidée par la droite française dans sa prise du pouvoir a bien été, par certains côtés, celle de l’intelligence.
J’en voudrai pour preuve ce formidable effort de réflexion national (et même panafricain) qu’a été en 2010 la commémoration des 50 ans des Indépendance, pauvre indépendance bafouée et humiliée lors du putsch sanglant de 2011! Ce qu’on pourrait nommer, en termes heideggériens, l’auto-affirmation de l’université ivoirienne, s’est notamment traduit par cinq colloques successifs, établissant l’état des lieux, prospectant les futurs possibles, cherchant les voies d’une «seconde indépendance».
Et si c’était cette intelligence collective, critique et rebelle, mais en même temps porteuse des luttes des Indépendances comme des révolutions africaines encore à venir, qu’on a voulu, qu’on veut toujours anéantir?
La France, allié de poids de Ouattara
Car du point de vue géopolitique, un tournant était en cours,vers une pluralité d’acteurs, notamment la Chine- ce qui n’était nullement exclusif avec une collaboration franco ivoirienne soucieuse des intérêts communs et du respect de l’autre; y a-t-il d’ailleurs des dirigeants plus francophones et francophiles par certains côtés que ces professeurs ayant pour la plupart fait leurs études dans les universités françaises, continuant à produire articles et ouvrages avec leurs collègues français- ceux-là même qui les ont abandonnés, reniés et parfois insultés quand ont commencé les temps mauvais de la délégitimation politique et des campagnes médiatiques préalables?
Il y a bien eu, hélas trahison des clercs et forfaiture médiatique! Il faudra bien, un jour, faire l’inventaire des délateurs de la presse et des intellectuels organiques des Services ou du sarkosysme, intoxicant l’opinion publique internationale, jusqu’au monde intellectuel français qui connaissait pourtant les acteurs ivoiriens et, pour certains, le pays…
Un pays laissé à l’abandon
Le silence des intellectuels, lorsque tombaient les bombes franco onusiennes sur la présidence et la résidence, mais aussi campus et cités, CHU et camps militaires habités par des familles entières, tuant des centaines de civils (dont nombre d’étudiants engagés) semble, depuis avril, assourdissant.
A quoi bon disserter sur les «guerres humanitaires» au Kosovo, en Irak et en Libye- demain en Syrie ou en Iran, rappeler les immenses massacres du « HYPERLINK "http://www.slateafrique.com/pays/14/Cameroun" t "_blank" Cameroun»sans voir que le même modèle d’intervention a été mis en œuvre en Cote d’ivoire- et que quelque part la mise à mort de l’université parachève les massacres?
L’écrivain espagnol HYPERLINK "http://fr.wikipedia.org/wiki/Miguel_de_Unamuno" t "_blank" Miguel de Unamuno, depuis son université de Salamanque affirmait déjà qu’en entendant les franquistes louer la mort et la fin de l’intelligence («Abajo la inteligencia!», A mort l’intelligence!,osait clamer le général HYPERLINK "http://fr.wikipedia.org/wiki/Jos%C3%A9_Mill%C3%A1n-Astray" t "_blank" Millan Astray) c’était bien, au-delà du fascisme, le glas de toute civilisation qui se manifestait! Ses paroles de 1936 ne sont-elles pas, encore, prophétiques -pour d’autres temps et d’autres lieux:
«Vous vaincrez mais vous ne convaincrez pas. Vous vaincrez parce que vous possédez une surabondance de force brutale, vous ne convaincrez pas parce que convaincre signifie persuader. Et pour persuader il vous faudrait avoir ce qui vous manque : la raison et le droit dans votre combat».
Que dire des institutions internationales en charge de la Culture, de l’Education ou de la langue? Si des «organisations des droits de l’homme» se sont définitivement discréditées par leur engagement partisan en Côte d’ivoire (cf. le dernier rapport d’Human Rights Watch…), si est patent l’honneur perdu de la HYPERLINK "http://www.icc-cpi.int/Menus/ICC?lan=fr-FR" t "_blank" Cour Pénale Internationale (CPI) dont HYPERLINK "http://fr.wikipedia.org/wiki/Jean_Ping" t "_blank" Jean Ping, président de la commission de l’ HYPERLINK "http://www.africa-union.org/root/ua/index/index.htm" t "_blank" Union Africaine, a publiquement dénoncé l’instrumentalisation et le rôle de «néocolonialisme judiciaire» (le procureur Ocampo a récemment serré la main, à Abidjan, de criminels de guerre notoires), on attend encore un plaidoyer fort et des actions effectives de l’Unesco,Unicef ou Francophonie, en faveur de l’université d’Abidjan.
Mais ne s’agit-il pas en fait d’une punition collective contre un milieu intellectuel sudiste largement favorable au président Laurent Gbagbo?
Un clivage Nord/Sud de l’enseignement universitaire
Démontrant que le régime Ouattara est plus fragile que sa propagande l’affirme, cette tentative de mise à mort de l’université rencontre pourtant des résistances inattendues; syndicats d’étudiants et de professeurs, partis politiques et journalistes qui commencent à tisser des liens par delà les frontières.
Le régime, par le biais d’une ministre dont l’incompétence, voire le semi analphabétisme provoque des gorges chaudes à chaque intervention, a cru faire une concession majeure ces jours ci; après l’annonce depuis Lomé de la fermeture universitaire et des deux «années blanches», on a cru bon d’en excepter l’université de Bouaké et de Korhogo: en somme les ex-rebelles à Abidjan, et les étudiants sudistes en ré-éducation au Nord ?
Il est plus probable que si elle était maintenue, cette surprenante décision se traduirait par une partition de fait du système éducatif, régionalisation et ethnicisation provoquant une «université dioula» (une langue très parlée dans la région) au Nord et … l’absence de tout enseignement supérieur au Sud!! Double peine pour une capitale qui a voté à 54% pour le candidat Gbagbo, toutes ethnies confondues…
Politique éducative au fond suicidaire pour le régime: exclus par les droits d’inscription d’une université désormais privatisée, que feraient les centaines de milliers d’étudiants désespérés et paupérisés, sans autre issue que la lutte politique et le combat de rue?
Le régime Ouattara qui ferme sa seule université alors qu’il se targuait d’en construire «une par an» s’est lancé dans un projet aussi symbolique que caricatural: enfermer d’un mur d’enceinte le campus de Cocody- plutôt que de le réhabiliter; à grand frais ce «mur de Berlin» (déjà «mur de la honte» pour la débordante inventivité langagière d’Abidjan) pourra peut être ceinturer l’immense espace universitaire, peut être le cacher aux nouveaux maîtres; on doute qu’il enferme qui que ce soit, notamment les étudiants et la turbulente jeunesse abidjanaise. Quant à enfermer intelligence universitaire et esprit critique, mur ou pas mur, la tâche semble tout simplement impossible…
Michel Galy
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Messou N’Guessan NYAMIEN secrétaire général du syndicat national de la recherche et de l’enseignement supérieur (SYNARES).
RAPPEL DES FAITS
: Au début de la crise postélectorale, les forces onusiennes ont fait de l’université d’Abobo Adjamé une de leurs bases et ont détruit une bonne partie de cette université.
Plus tard, l’université de Cocody a été choisie également comme base des FRCI et des forces onusiennes. Cependant, à Cocody (Lors des combats), aucun dommage collatéral véritable n’a été signalé lors es combats.
Après le 11 avril 2011, on ne sait sur ordre de qui:
- les FRCI ont fracassé systématiquement toutes les portes des bureaux des enseignants et de l’administration pour y emporter tout ce qu’on pouvait y trouver ;
- les FRCI ont détruit les archives administratives ;
- les FRCI ont vidé tous les laboratoires de leurs équipements et de leurs produits ;
- les FRCI ont endommagé les matériaux de construction (toilettes, toitures, …) ;
- les FRCI ont saccagé toutes les cites universitaires et s’y sont installées.
Les universités de Cocody et d’Abobo Adjamé sont dans un état de dégradation avancé. Tous les bureaux des administrations et des enseignants ont été pillés, les laboratoires vidés de leurs contenus, les locaux détruits…
NOTRE ANALYSE
Aujourd’hui, les autorités du pays veulent donner a penser que les universités ont été détruites lors des combats. Cela est archi-faux. Comme indiqué plus haut, il s’agit d ‘actes délibérés posés après l’arrestation du Président Gbagbo entre le 12 et le 15 avril 2011.
Ces actes répondent à une logique de vengeance des forces coalisées conduites par la France contre une institution qui a symbolisé la résistance ivoirienne depuis 2002 notamment à travers la FESCI (syndicat des étudiants) et le SYNARES (Syndicat des enseignants du supérieur).
En 2002, après l’attaque de Bouaké, l’université a été entièrement détruite. L’Etat de Côte d’Ivoire a pris les mesures nécessaires pour assurer la continuité des enseignements. Ainsi, l’université de Bouaké a été délocalisée à Abidjan. Tous les cours ont été assurés. Ainsi, avant la crise postélectorale, les années universitaires avaient été régularisées. Des mesures similaires peuvent être prises. Dans le cas d’espèce, si rien n’est fait, en octobre 2012, c’est au moins 3 générations de bacheliers qui n’auront pas pu s’inscrire a l’université.
Pour se donner bonne conscience, les autorités invitent les étudiants à s’inscrire dans les grandes écoles (pour y préparer un BTS). Une telle opération est inopérante dans la mesure où certains cursus n’existent pas dans les grandes écoles. Tenez, comment un étudiant inscrit en licence de mathématique ou de physique peut-il s’inscrire dans une grande école pour y préparer un BTS.
Le vrai problème, c’est que la formation ne préoccupe pas M. Ouattara et ses bailleurs de fonds qui ne rêvent que de la destruction des systèmes de formation pour que l’assistance technique reprenne ses droits. C’est ce qui explique qu’en 1991, monsieur Ouattara alors Premier Ministre a décidé que tous les enseignants recrutés pour compter du 1er octobre 1991 devraient être rémunérés différemment des autres. Ainsi, il a réduit de moitié le salaire de ces enseignants par rapport aux autres. Cette mesure a eu de lourdes conséquences sur les systèmes de formation en Cote d’Ivoire. Pour illustrer nos propos, je voudrais indiquer que 5 années après l’entrée en vigueur de la mesure 2/3 des postes ouverts sont restés vacants par manque de candidature. Il a fallu attendre juin 2001 pour que le Président GBAGBO revienne sur cette mesure malgré les réticences des bailleurs de fonds. Pour être plus concret disons qu’un maitre assistant gagnait environ 400 000 f CFA par mois avant 1991. Après le décret pris par monsieur Ouattara, un maitre assistant gagnait environ 225 000 f CFA. C’est depuis juin 2001 que le maitre assistant a vu son salaire revenir à 400 000 fCFA. Et depuis 2009, le Président GBAGBO a procédé à une augmentation substantielle faisant passer ce salaire à 600 000fCFA.
Comme vous le voyez, la formation ne préoccupe pas monsieur Ouattara et les institutions de Bretton Wood.
En conclusion nous dirons simplement que la liquidation du système de formation dans l’enseignement supérieur fait partie du complot ourdi contre la Cote d’Ivoire. C’est un véritable crime contre la jeunesse ivoirienne qui s’accompli sous nos yeux.
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lundi, 09 mai 2011
QUAND L’UNIVERSITE DEVIENT UNE CIBLE MILITAIRE POUR LE TRIO LICORNE-ONUCI-FRCI D’ALASSANE DRAMANE OUATTARA INCLUDEPICTURE "mhtml:file:///C:\Documents%20and%20Settings\michel%20galy\Mes%20documents\univabjcible%20deguerre.mht!http://regardscroises.ivoire-blog.com/media/00/00/1406856508.jpg" * MERGEFORMATINET
Résidence universitaire bombardée et pillée, à Abidjan.
Dans sa mission occulte d’installation d’un Gouverneur de Province à la tête de la Côte d’Ivoire, le trio Licorne-Onuci-Rebelles d’Alassane Dramane Ouattara, commandité depuis Paris par Sarkozy, n’a pas épargné les structures universitaires et les étudiants ivoiriens.
La stratégie du trio Licorne-Onuci-Rebelles d’Alassane Dramane Ouattara est méthodiquement réglée et coordonnée : d’abord, la Licorne et l’ONUCI bombardent les sites avec leurs MI-24 et PUMA ; ensuite ils transportent et déversent les rebelles sur lesdits sites ; enfin, les rebelles d’Alassane Dramane Ouattara entrent en scène pour piller, saccager, violer, torturer, tuer…
Les deux universités publiques, que sont l’Université d’Abidjan-Cocody et l’Université d’Abobo-Adjamé, sont hors d’état de fonctionnement. La première a été pillée et saccagée et la seconde, pillée et en partie détruite. Les seize résidences universitaires du District d’Abidjan ont été toutes littéralement pillées et mises à sac. Un certain nombre de chambres de ces cités sont occupées par les rebelles d’Alassane Dramane Ouattara.
Pour apporter des précisions, l’on peut citer quelques exemples:
– l’université d’Abobo-Adjamé a été en partie détruite en même temps que l’Hôpital Militaire d’Abidjan (HMA), située non loin de celle-ci, suite aux premiers bombardements des hélicoptères de combat de la Licorne et de l’Onuci ;
– les Résidences universitaires d’Abobo (I et II), de Williamsville et des 220 logements ont été violemment attaquées par les rebelles d’Alassane Dramane Ouattara, sous le regard bienveillant de la Licorne et de l’ONUCI, qui les encadraient par le survol de leurs hélicoptères : armés de gourdins, de machettes et de kalachnikovs, ils ont sauvagement pris à partie les étudiants desdites cités ;
– l’université d’Abidjan-Cocody a été le théâtre de violents affrontements : du lundi 4 avril au lundi 11 avril 2011, elle a servi de base arrière aux bombardements de la Résidence du Président de la République. Les rebelles, transportés sur place ont ensuite pillé et saccagé la Présidence de l’Université, la Scolarité, la Comptabilité de même que certaines facultés, dont celles des Sciences Juridiques et des Sciences Economiques et de Gestion: ordinateurs et coffres-forts emportés, livres et divers autres documents administratifs et financiers éparpillés et irrécupérables ;
– le Centre Régional des Œuvres Universitaires d’Abidjan (CROU-A) et l’Ecole Normale Supérieure (ENS), tous deux situés au sein de l’Université d’Abidjan-Cocody, n’ont pas échappé à la furie des rebelles pilleurs. Ils y ont respectivement emporté l’argent des bourses des étudiants et le matériel informatique ;
– les Résidences universitaires du Campus de Cocody et de la Riviéra II ont été attaquées à l’arme lourde, obligeant les étudiants à se réfugier au sein du Centre Hospitalier Universitaire de Cocody et dans les églises et écoles environnantes (notamment la Paroisse Saint Albert Le Grand, la Maison des Etudiants protestant (MAPE) et le Cours Supérieur Protestant de Cocody (CSP). Tout un pallier d’un bâtiment de la Cité de la Riviéra II a été calciné par les tirs de missiles d’un hélicoptère de combat de la Licorne ;
– les résidences universitaires de Port-Bouët (I, II et III) ont été, dans les mêmes conditions que précédemment, décoiffées puis incendiées par la main criminelle des rebelles d’Alassane Dramane Ouattara avec la complicité de la Licorne et de l’ONUCI ;
– l’ensemble des résidences universitaires a été prise d’assaut par les rebelles pilleurs, à peine entamé l’ultimatum de 72 heures donné aux étudiants pour libérer les cités.
Le Gouverneur Alassane Dramane Ouattara annonçait, le mardi 19 avril 2011, sur TCI, sa chaîne gracieusement offerte par l’Ambassadeur de France, que les étudiants avaient 72 heures à partir du mercredi 20 avril pour quitter les résidences universitaires. Cependant, dès le jeudi 21 avril à 15 heures, alors même que le délai n’était pas expiré, les rebelles se livrèrent à leur sale besogne, le pillage des chambres des étudiants : télévisions, frigos, ordinateurs, matelas, bouteilles de gaz, ustensiles de cuisines et même les vêtements ont constitué leur butin de guerre.
Il n’est pas inutile de relever que dès le lundi 18 avril 2011, les rebelles, munis de bulldozers, avaient entamé la destruction de tous les magasins et petits commerces des étudiants situés au sein des cités, voire des commerces de particuliers voisins aux cités universitaires, sans leur avoir permis d’en récupérer le contenu ;
– Les résidences universitaires, pour celles qui ont subi le moins de dégâts, notamment celles du campus de Cocody, hébergent désormais les rebelles d’Alassane Dramane Ouattara, tout particulièrement ses dozos.
Les étudiants ivoiriens payent un lourd tribut et sont constamment en proie à la folie meurtrière des rebelles d’Alassane Dramane Ouattara :
– de nombreux étudiants ont été tués lors des bombardements de la résidence du Président de la République par la Licorne et l’ONUCI;
– les étudiantes et étudiants présents sur les cités au débarquement des rebelles ont été, pour les premières, violées et pour les seconds, molestés et tués de sang froid, sous prétexte de leur appartenance à la FESCI;
– des milliers d’étudiants rejoignent leurs parents en zone rurale, suite à la fermeture des universités et des résidences universitaires. L’on assiste à un exode massif de la population estudiantine vers les villages ;
– beaucoup d’autres sont condamnés à errer dans les rues d’Abidjan, car n’ayant aucune famille ou ami susceptible de les accueillir. Ils ne peuvent non plus rejoindre leurs parents, faute de moyens ou parce que ces derniers ont eux aussi fui leurs villes et villages pour des destinations inconnues. Et, là encore, ils s’exposent à tout moment au danger d’être appréhendé ;
– tous, les jeunes hommes en particulier, sont pourchassés : les rebelles assiègent les domiciles à la recherche d’étudiants qu’ils considèrent de fait comme des miliciens du Président Gbagbo; ces derniers sont arrêtés à des barrages, dans les rues, exécutés sur place ou conduits à des destinations inconnues ;
– des milliers d’étudiants sont contraints à l’exil pour d’une part préserver leur vie et d’autre part poursuivre leurs études. Mais, hélas, pour la plupart, ils ne pourront s’inscrire dans aucune université, car leurs diplômes et autres documents ont été détruits.
L’université ivoirienne est en danger si ce n’est déjà le chaos. Une réouverture imminente des universités publiques est sinon une utopie à tout le moins une œuvre difficilement réalisable. Les administrations sont en ruine, tous les fichiers et bases de données étant détruits.
Il s’ensuit qu’il est désormais impossible de vérifier la qualité encore moins le niveau d’études de toute personne qui prétendrait être étudiant.
Tout semble avoir été savamment orchestré pour l’épuration de la race estudiantine.
Au moins, avons-nous le » privilège » de connaître le titre de la nouvelle matière qui sera introduite dans les facultés des universités africaines aux prochaines rentrées académiques: « Le Droit de la Force » !!!
Le Patriote Ivoirien
Wed, 30 Nov 2011 22:27:00 +0100
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