« Quiconque tient l'histoire d'un peuple tient son âme, mais quiconque tient la spiritualité d'un peuple le contraint à vivre sous le joug d'une servitude éternelle. »

Cheikh Anta DIOP
Categories: Lu pour vous

Laurent Gbagbo en route pour la Cour pénale internationale à La Haye : l’avion a décollé de Korhogo

L’ex-président ivoirien Laurent Gbagbo a quitté mardi soir la Côte d’Ivoire et est en route pour la Cour pénale internationale (CPI) à La Haye, a-t-on appris auprès de la justice ivoirienne.

Interrogé sur le transfert vers La Haye de M. Gbagbo, qui s’est vu notifié mardi un mandat d’arrêt de la CPI, le procureur d’Abidjan Simplice Kouadio Koffi, a déclaré : «Laurent Gbagbo est parti depuis 18H21» (locales et GMT).

Un avion estampillé République de Côte d’Ivoire a décollé de l’aéroport de Korhogo (nord) où il était détenu depuis avril.
Un peu plus tôt, un des avocats de l’ex-président ivoirien Laurent Gbagbo avait annoncé que ce dernier avait reçu mardi un mandat d’arrêt de la Cour pénale internationale (CPI) et devait être transféré à La Haye mercredi «au plus tard». «Le procureur a notifié un mandat d’arrêt international au chef de l’Etat Laurent Gbagbo», a déclaré Me Jean Gbougnon. Cette annonce, à une dizaine de jours des élections législatives du 11 décembre, a été faite mardi à Korhogo (nord) lors de l’audition, qui avait débuté lundi, de Laurent Gbagbo, 66 ans, par un juge d’instruction ivoirien.

Mais selon Me Lucie Bourthoumieux, l’avocate de Laurent Gbagbo à Paris, ce mandat d’arrêt de la CPI est «illégal» et va «exacerber les antagonismes entre toutes les parties».

Arrêté le 11 avril à Abidjan et détenu ensuite à Korhogo, Laurent Gbagbo, de même que son épouse Simone qui est en détention à Odienné (nord-ouest), a été inculpé en août pour «crimes économiques» commis durant la crise post-électorale de décembre 2010-avril 2011. Plusieurs dizaines de personnalités du régime déchu, des civils et des militaires, sont détenues pour crimes de sang, «atteinte à l’autorité de l’Etat» ou crimes économiques.

Née du refus de Laurent Gbagbo de reconnaître sa défaite à la présidentielle de novembre 2010, la crise, conclue par deux semaines de guerre, a fait quelque 3000 morts.

Parallèlement à la justice ivoirienne, la CPI conduit depuis octobre sa propre enquête sur des crimes contre l’humanité et crimes de guerre commis pendant la crise et dont sont accusés le camp Gbagbo et celui du nouveau président Alassane Ouattara.

LeParisien.fr avec AFP

Tue, 29 Nov 2011 21:00:00 +0100

La Dépêche d'Abidjan

Recent Posts

UJIF : Axel Illary investi à Paris sous le signe de l’unité et du rayonnement international

L’Union des Journalistes Ivoiriens en France (UJIF) a officiellement investi son nouveau président, Axel Illary,…

3 jours ago

Niger : RSF saisit le groupe de travail sur les disparitions forcées de l’ONU sur le sort de Moussa Kaka

Un mois après la disparition du directeur de la Radio Télévision Saraounia, Moussa Kaka, au…

3 semaines ago

Moussa Kaka, disparu au Niger : quatre décennies de journalisme et de combat pour la liberté de la presse

Moussa Kaka est une figure du journalisme au Sahel. Celui qui a disparu depuis le…

4 semaines ago

Côte d’Ivoire : libération immédiate de Justin Koné Katinan et de tous les détenus politiques

Le Parti communiste français condamne avec la plus grande fermeté l’arrestation et le placement sous…

1 mois ago

Criminalisation du journalisme au Mali : Abdrahamane Kéita, du Témoin, condamné à deux ans de prison ferme

Au Mali, le directeur de publication du journal Le Témoin, Abdrahamane Kéita, a été condamné…

1 mois ago

Peau noire, Dieu blanc : quand Dieu porte les couleurs des oppresseurs

Le 3 octobre, Axel Illary publiera sur Amazon Peau noire, Dieu blanc. Essai sur l’aliénation…

1 mois ago

This website uses cookies.