« Quiconque tient l'histoire d'un peuple tient son âme, mais quiconque tient la spiritualité d'un peuple le contraint à vivre sous le joug d'une servitude éternelle. »

Cheikh Anta DIOP
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Laurent GBAGBO : le nœud de contradictions politiques à la CPI

Il y a plusieurs mois, la Juge unique de la CPI a validé le rapport des experts médicaux qui disent que Laurent GBAGBO a été maltraité et torturé à Korhogo – au Nord de la Côte d’Ivoire où il a été détenu 7 mois durant. Contre toute attente juridique, la même Juge programme une audience de confirmation (ou d’infirmation de charges). Nous notons que si la CPI disait le droit, elle libérerait Laurent GBAGBO sur la question de procédure. Mais autre chose, au motif qu’ils sont sur la même ligne que la Présidente de la Commission de l’Union africaine (Mme Zuma), la Procureure ne trouve pas fiables les pays qui voudraient accueillir Laurent GBAGBO. Là aussi, il s’agit d’un traitement subjectif emprunt de racisme. La CPI est donc dans sa logique politique de frapper Laurent GBAGBO d’ostracisme. Parce que Laurent GBAGBO se bat pour la souveraineté de son pays et de celle de l’Afrique ; parce que Laurent GBAGBO demande un partenariat gagnant-gagnant entre l’Occident et les pays africains ; parce que Laurent GBAGBO est indocile ; parce que Laurent GBAGBO est contre le pillage des richesses africaines pendant que la tendance de la paupérisation des populations s’amplifie ; parce que Laurent GBAGBO est un démocrate qui veut la transparence dans la gestion des richesses des pays africains. Les Occidentaux qui sont pour l’opacité qui accroît leurs monopoles tous azimuts encouragent la corruption. Nous comprenons que leurs ingérences sous le couvert "humanitaire" est l’arbre qui cache la forêt. Parce que la vraie vision humanitaire est l’arrêt de l’esclavage moderne qu’est la néo-colonisation. Cette injustice-là, sur laquelle les Occidentaux se sont entendus – ils parlent de la Lybie ; ils parlent de la Syrie ; ils parlent du Mali. Mais ils ne font pas allusion à la Côte d’Ivoire -, ou du moins, ils diront qu’ils sont intervenus en Côte d’Ivoire pour installer la démocratie. Mais depuis quand on intervient dans un pays pour installer la démocratie avec des bombes. Les occidentaux ont désorganisé les pays africains. C’est par leurs politiques de prédation que les mouvements islamistes diffusent dans les endroits qui deviennent des foyers de violences. Pour revenir au cas Laurent GBAGBO, il faut que nous soyons concentrés sur cette injustice pour la défaire. Laurent GBAGBO doit être libéré. On ne peut pas maintenir cet homme en dehors de son pays parce qu’il est populaire. L’occident doit discuter avec Laurent GBAGBO et GBAGBO saura dire les recettes pour que le pouvoir de fait d’Abidjan ne s’envole pas. Car c’est la crainte de ceux qui ont placé ce pouvoir lequel a montré tout le comble de " l’anti-démocratie ". GBAGBO a les recettes pour qu’il y ait une réconciliation vraie. Pour que la confiance revienne en Côte d’Ivoire, tout le monde s’accorde à penser et à dire qu’il faut libérer Laurent GBAGBO. La volonté du peuple, c’est la libération de Laurent GBAGBO. Toutes les campagnes médiatiques des médias-mensonges ont perdu de leur substance. Il faut libérer GBAGBO pour sauver ce grand pays de l’Afrique de l’Ouest qu’est la Côte d’Ivoire. Les bombes ne pourront rien contre cette réalité fortement implantée dans la conscience du peuple ivoirien et des démocrates d’autres horizons.

Dr Claude KOUDOU, Enseignant-Ecrivain, Directeur de la Collection « Afrique Liberté », Président des « Convergences pour la Paix et le Développement de l’Afrique »

Sun, 03 Feb 2013 20:26:00 +0100

La Dépêche d'Abidjan

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