« Quiconque tient l'histoire d'un peuple tient son âme, mais quiconque tient la spiritualité d'un peuple le contraint à vivre sous le joug d'une servitude éternelle. »

Cheikh Anta DIOP
Categories: Politique

Le camp Ouattara veut tromper encore la Cpi

Le camp Ouattara aurait voulu mener la Cpi par le bout du nez qu’il ne s’y prendrait pas autrement. Son scenario monté pour brouiller les pistes menant à ses chiens de guerre, auteurs des odieux massacres de Duékoué apparait bien grotesque et constitue une vraie insulte à l’intelligence humaine. Ouattara et ses partisans tentent de faire croire à l’opinion et particulier à la Cpi que le génocide de Duekoué est l’œuvre des mercenaires libériens qui combattraient aux côtés des forces gouvernementales. Ces coupables désignés auraient agi alors que la ville de Duekoué était aux mains des forces pro-Ouattara. Comment est-ce possible que des mercenaires libériens mis en déroute par les forces pro-Ouattara soutenus par l’Onuci peuvent revenir sur leurs pas pour tuer aussi facilement environs mille personnes dans une ville dont ils n’avaient plus le contrôle militaire ? Pourquoi ces mercenaires supposés combattre pour le camp Gbagbo peuvent tuer des populations reconnues comme des partisans du président Gbagbo ? Pourquoi les populations civiles innocentes devraient payer pour des actes qu’aurait posés le fameux « Colombo » ? Où étaient les forces pro-Ouattara, nouveaux maîtres de la ville au moment où les tueries avaient lieu? Toutes ces interrogations débouchent sur une même conclusion : la curieuse version sortie tout droit des officines de fabrication de mensonge du camp Ouattara est un montage grossier qui ne peut convaincre personne. Surtout pas les services de la Cpi qui ont décidé de faire la lumière sur l’horreur de l’ouest ivoirien et d’en tirer toutes les conséquences. Si c’est ce montage mal ficelé qui sert de ligne de défense au camp Ouattara, alors la juridiction internationale n’aura aucun effort à faire pour mettre la main sur ses génocidaires. Les parrains et les chefs de guerre de l’ex-rébellion sont vraiment dans la nasse de la Cpi.

Jean Khalil Sella in Notre Voie

Thu, 05 Apr 2012 20:09:00 +0200

La Dépêche d'Abidjan

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