« Quiconque tient l'histoire d'un peuple tient son âme, mais quiconque tient la spiritualité d'un peuple le contraint à vivre sous le joug d'une servitude éternelle. »

Cheikh Anta DIOP
Categories: Politique

Le FPI annule sa fête de la liberté 2012

Le Front populaire ivoirien (FPI, opposition) annonce l’annulation de l’aspect "festif" de sa fête de la liberté, célébrée le 30 avril de chaque année, mais en lieu et place, le parti de l’ex-président Laurent Gbagbo marquera "un arrêt" avec une "déclaration médiatisée" et une "table ronde".

Il s’agit, selon un communiqué du porte-parole du parti, Laurent Akoun, de deux activités importantes, pour mieux appréhender les perspectives, à savoir la déclaration médiatisée prévue pour lundi suivie samedi, d’une table-ronde sur le thème de la liberté.

Ces activités se tiendront à l’ex-QG de campagne de Laurent Gbagbo détenu à la Haye depuis le 29 novembre.

Pour l’ex-parti au pouvoir, l’annulation de la fête n’est "nullement une renonciation ou un recul dans nos convictions et engagements. Il est plutôt question d’un arrêt à valeur de symbole, à une étape charnière de l’histoire de la Côte d’Ivoire", fait savoir Akoun Laurent.

La célébration de la fête de la Liberté, a-t-il rappelé, est un "moment de souvenirs, de retrouvailles et de réaffirmation de notre engagement républicain". C’est pourquoi, le parti invite ses militants à rester solidaires et soudés.

"En restant soudés et sereins, nous gardons intactes toutes nos chances de gagner toutes les batailles. C’est pourquoi, le FPI invite tous ceux qui aiment la Côte d’Ivoire, l’Afrique et le monde, à rester solidaires les uns des autres, à ne jamais se lasser des actions susceptibles de contribuer à la libération des peuples, à la démocratisation des nations et à l’avènement de la paix véritable dans le monde", conclut le communiqué.

Cette décision du FPI intervient au moment où le parti tient sa convention, la première après la chute de Laurent Gbagbo du pouvoir et après son engagement, selon le communiqué final du conclave de relance du dialogue politique tenu vendredi et samedi à Grand-Bassam, à s’inscrire dans le processus de réconciliation nationale et au retour définitif de la paix, sans toutefois paraphé le document final, note-t-on.

AIP

Mon, 30 Apr 2012 11:49:00 +0200

La Dépêche d'Abidjan

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