Les officines de fabrication des faux complots du régime Ouattara ne démordent pas et ne manquent surtout pas d’imagination. Chaque jour, elles crient au loup, inventent des coups d’Etat et indexent l’opposition. Le moindre geste du Fpi est perçu par ces médisants comme une manœuvre de déstabilisation du pouvoir en place. Tous les discours des leaders du Fpi sont interprétés tendancieusement et présentés comme des appels à l’insurrection. La trouille est bien perceptible dans le camp du régime qui accentue la terreur et multiplie les arrestations, espérant ainsi prévenir un vilain coup. Les services secrets ont investi le pays et la sous-région à la recherche de preuves et de facteur de déstabilisation. En alerte maximale, les Frci multiplient perquisitions et rafles dans l’espoir de dénicher d’éventuels déstabilisateurs. Mais toute cette débauche d’énergie n’a rien donné. En clair, le régime Ouattara n’a pas réussi malgré les grands moyens déployés à incriminer le Fpi. Cela s’explique simplement par le fait que ce parti ne s’inscrit pas dans la logique de coup d’Etat. Foncièrement attaché aux principes démocratiques, le Fpi a, de tout temps, prôné la transition pacifique à la démocratie. Pendant trente ans d’opposition, Laurent Gbagbo et ses compagnons n’ont jamais exploré les voies tortueuses d’accès au pouvoir. Ils ont rejeté les coups d’Etat, les rebellions armées et autres moyens illicites utilisés par certains individus pour satisfaire leur soif de pouvoir. Ceux qui croient trouver le Fpi dans le giron des déstabilisateurs perdent leur temps.
Jean Khalil Sella In Notre Voie