« Quiconque tient l'histoire d'un peuple tient son âme, mais quiconque tient la spiritualité d'un peuple le contraint à vivre sous le joug d'une servitude éternelle. »

Cheikh Anta DIOP
Categories: Lu pour vous

Le FPI réclame la libération de Gbagbo « pour une Côte d’Ivoire juste et démocratique »

Le Front populaire ivoirien (FPI, opposition), par la voix de son secrétaire général, Laurent Akoun, a réclamé, samedi, la libération de l’ancien président ivoirien, Laurent Gbagbo, détenue à la Cour pénale internationale (CPI) à la Haye (Pays-Bas), où il est poursuivi pour « crime contre l’humanité ».
Le refus de Laurent Gbagbo de céder le pouvoir, après avoir perdu l’élection présidentielle du 28 novembre 2010, à son rival, Alassane Ouattara, avait plongé la Côte d’Ivoire dans une grave crise postélectorale émaillée de violences qui ont fait plus de trois mille morts. Cette situation conflictuelle a pris fin le 11 avril avec l’arrestation de M. Gbagbo par les forces pro-Ouattara, appuyées par des frappes aériennes des armées françaises et de l’Onu, après dix jours d’intenses combats à Abidjan, rappelle-t-on.

« Au nom de la direction du FPI, je demande aux militants, démocrates (…) de continuer à réclamer la libération de Laurent Gbagbo, de sa famille et de ses collaborateurs pour une Côte d’Ivoire unie, juste, forte et démocratique », a déclaré M. Akoun, à l’occasion de la commémoration du 20ème anniversaire des événements du 18 février 1992.
Il a rappelé aux militants de son parti, ainsi qu’à toutes les forces regroupées au sein du congrès national de la résistance pour la démocratie (CNRD), la « nécessité de rester unis pour gagner le combat », en demeurant accrochés à leur credo : » pour une transition pacifique à la démocratie ».
Le Pr Dédy Seri, qui a animé une conférence, à cette cérémonie commémorative, a soutenu que la crise postélectorale qui a abouti à l’arrestation puis à la « déportation » de Laurent Gbagbo à la CPI est « le prolongement politique des évènements de mardi 18 février 1992″.
A cette date, rappelle-ton, une manifestation de l’opposition d’alors, au Plateau (Abidjan), pour protester contre une descente musclée de militaires à la cité universitaire de Yopougon, qui avait été émaillée de violences, avait conduit à l’arrestation des principaux dirigeants du FPI et leur incarcération à la prison civile d’Abidjan.

AIP

Mon, 20 Feb 2012 01:17:00 +0100

La Dépêche d'Abidjan

Recent Posts

UJIF : Axel Illary investi à Paris sous le signe de l’unité et du rayonnement international

L’Union des Journalistes Ivoiriens en France (UJIF) a officiellement investi son nouveau président, Axel Illary,…

3 jours ago

Niger : RSF saisit le groupe de travail sur les disparitions forcées de l’ONU sur le sort de Moussa Kaka

Un mois après la disparition du directeur de la Radio Télévision Saraounia, Moussa Kaka, au…

3 semaines ago

Moussa Kaka, disparu au Niger : quatre décennies de journalisme et de combat pour la liberté de la presse

Moussa Kaka est une figure du journalisme au Sahel. Celui qui a disparu depuis le…

4 semaines ago

Côte d’Ivoire : libération immédiate de Justin Koné Katinan et de tous les détenus politiques

Le Parti communiste français condamne avec la plus grande fermeté l’arrestation et le placement sous…

1 mois ago

Criminalisation du journalisme au Mali : Abdrahamane Kéita, du Témoin, condamné à deux ans de prison ferme

Au Mali, le directeur de publication du journal Le Témoin, Abdrahamane Kéita, a été condamné…

1 mois ago

Peau noire, Dieu blanc : quand Dieu porte les couleurs des oppresseurs

Le 3 octobre, Axel Illary publiera sur Amazon Peau noire, Dieu blanc. Essai sur l’aliénation…

1 mois ago

This website uses cookies.