« Quiconque tient l'histoire d'un peuple tient son âme, mais quiconque tient la spiritualité d'un peuple le contraint à vivre sous le joug d'une servitude éternelle. »

Cheikh Anta DIOP
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LE GHANA, UN PARADIS POUR LES PÉDOPHILES NÉERLANDAIS

L’Article paru dans OneWorld est le résultat d’une investigation de la journaliste Sanne Terlingen, qui a enquêté sur l’histoire de Ruth. Cette jeune fille de 17 ans dit avoir été violée dans son pays, le Ghana, par un Néerlandais fortuné qui voyage régulièrement dans le pays.
« J’avais huit ans quand il m’a violé pour la première fois. Il faisait semblant de s’occuper de moi, et il a payé mes frais d’école », raconte-t-elle dans l’article. Il y a deux ans, Ruth a décidé de porter plainte contre son agresseur. Mais aujourd’hui, le procès est long et semble sans fin.

Homme libre

L’agresseur présumé de Ruth est encore un homme libre. Bien qu’il y ait un procès en cours contre lui à Accra, au Ghana, il n’a pas passé une seule nuit en prison et il n’est pas encore apparu au tribunal. L’homme a été accusé de viol d’au moins une personne mineure. Aux Pays-Bas, il jouit d’une réputation de bienfaiteur, selon l’article.
D’après OneWorld, il n’est pas le seul néerlandais soupçonné d’actes pédophiles au Ghana. Les membres de la communauté des expatriés néerlandais au Ghana ont nommé un certain nombre de personnes qu’ils identifient seulement par leurs surnoms ; ‘Le marchand de viande’ et ‘Ad le Grand’.
L’ONG ghanéenne Coalition pour les droits de l’enfant a signalé en 2006 que « les droits des enfants ghanéens sont de plus en plus bafoués par des citoyens de pays occidentaux’ et que sur les sites pédophiles le pays a « une réputation d’une destination facile pour le tourisme sexuel impliquant des enfants. »

Missionnaires et philantrophes

Cela a également été confirmé par l’avocate ghanéen de Ruth, Irene Aborchie-Nyahe : « Le monde a changé au cours des dernières années, dit Aborchie-Nyahe. Au début, c’était seulement des missionnaires et des philanthropes qui venaient en Afrique. Aujourd’hui, beaucoup plus de gens peuvent se permettre de prendre l’avion pour le Ghana, donc aussi ceux qui sont mal intentionnés… Mais la plupart des Ghanéens ne sont pas conscients de cela. Nos enfants croient que tous les blancs sont des gens bons. »

Source : rnw.nl

Thu, 11 Apr 2013 15:10:00 +0200

La Dépêche d'Abidjan

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