« Quiconque tient l'histoire d'un peuple tient son âme, mais quiconque tient la spiritualité d'un peuple le contraint à vivre sous le joug d'une servitude éternelle. »

Cheikh Anta DIOP
Categories: Politique

Le gouvernement attend des preuves pour donner suite au rapport de l’ONU

Le gouvernement ivoirien a annoncé lundi qu’il attend des ‘’preuves’’ avant de donner une suite au rapport du groupe d’experts des Nations Unies qui ‘’accable’’ à la fois les pro-Ouattara et les partisans de l’ancien Chef de l’Etat, Laurent Gbagbo.

‘’Nous ne sommes pas fermés à toutes les dénonciations. Nous sommes disposés à recevoir ces preuves pour mener les investigations’’ a expliqué lors d’une conférence de presse, le garde des sceaux, ministre de la justice, des droits de l’homme et des libertés publiques, Mamadou Gnénéma Coulibaly.

‘’Si c’est dans sa fonction militaire qu’il a commis ces actes, il ira devant le tribunal militaire mais si c’est dans sa fonction civile, il viendra devant nous’’, a précisé M. Coulibaly en parlant des hauts cadres de l’armée accusés dans le rapport de l’ONU.

‘’Nous attendons que des éléments de preuves soient donnés et en ce moment nous donnerons une suite à ce rapport’’, a poursuivit Mamadou Gnénéma Coulibaly, rassurant que ‘’le gouvernement n’est pas fermé à la réconciliation et dans les jours à venir des actions dans ce sens le démontreront’’.

Dans un rapport de 300 pages, les Nations Unies accusent les Forces pro-Ouattara de s’êtres armées au Burkina Faso pour combattre l’ancien Chef de l’Etat ivoirien, Laurent Gbagbo.

Les experts des Nations Unies chargés de vérifier l’embargo sur les armes et les diamants en Côte d’Ivoire, dénoncent également le ‘’pillage’’ des ressources nationales par certains ex-Chefs de guerre, aujourd’hui cadres dans l’armée ivoirienne.

Le rapport de l’ONU révèle enfin, que des groupes radicaux pro-Gbagbo en exil, sont déterminés à renverser par les armes l’actuel président Alassane Ouattara.

Il s’agit notamment du colonel Alphonse Gouanou, Damana Pickas l’un des représentants du camp Gbagbo au sein de la Commission électorale indépendante (CEI) au moment de la présidentielle d’octobre et de novembre 2010 et Amara Touré le dernier ministre du commerce de Laurent Gbagbo ainsi que le Commandant Jean Noeël Abehi arrêté au Ghana et extradé à Abidjan.

APA

Tue, 30 Apr 2013 01:46:00 +0200

La Dépêche d'Abidjan

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