« Quiconque tient l'histoire d'un peuple tient son âme, mais quiconque tient la spiritualité d'un peuple le contraint à vivre sous le joug d'une servitude éternelle. »

Cheikh Anta DIOP
Categories: Lu pour vous

Le liberator Amadou Haya Sanogo…Les limites d’un Terminator

Pour être venu à bout d’un président de la République démocratiquement élu, d’un Premier ministre de pleins pouvoirs, avoir secoué un président de la transition, et surtout, pour s’être octroyé la sacro-sainte mission de libérer le pays et mettre définitivement terme à la dérive politique, ses inconditionnels l’auraient affectueusement surnommé le «liberator ».
Mais les récents événements laissent penser que notre «terminator» a véritablement atteint ses limites.
En clair, le capitaine Sanogo, principal auteur du coup d’Etat de mars 2012 est loin d’avoir réussi là où il accuse ATT d’avoir échoué: circonscrire la menace islamiste et remettre le pays sur les rails. Pis ! Le mal, telle une gangrène, s’est d’ailleurs vite propagé au point de compromettre l’existence du pays tout entier. Et ce, face à une armée impuissante qu’il est censée reformée en sa qualité de chef du comité militaire.
Et presque neuf (09) mois après le coup de force, le Mali doit toujours se contenter d’une armée hésitante et désorganisée. N’hésitait-elle pas à donner l’assaut quand bien même l’ennemi ait clairement fait état de ses intentions de passer à l’offensive ? Et ne parlons pas du prétexte des armes bloquées dans les différents ports de la sous-région et de celui relatif à une hypothétique autorisation des Nations Unies pour récupérer les régions occupées !

Il aurait fallu qu’elle soit finalement poussée par l’ennemi pour qu’elle entreprenne, non d’attaquer, mais de se défendre, elle qui était censée mener l’offensive. En clair, l’ennemi a su prendre une ascendance psychologique sur elle en passant le premier à l’attaque. Mais fort heureusement, la situation évolue désormais favorablement pour elle sur le terrain. Et ce n’est pas grâce au «liberator», auteur de mirobolantes promesses.
Mais bien entendu, l’erreur a été de surestimer les pouvoirs de notre bon capitaine ou pis, de le laisser tout faire et seul.ou presque. La désillusion est vite apparue. L’on sait aujourd’hui que le «Terminator» ne saurait à lui seul, tirer le pays d’affaires. Mieux, c’est bien lui qui a aujourd’hui besoin d’aides. Et pour cause.
Il serait, à ce jour, otage de ses promesses et de personnages politiques et militaires plus soucieux de leur propre devenir et surtout de leur survie.
Les récents événements l’ont bien démontré.
Si c’était à refaire, peut-être que Terminator réfléchirait à deux fois avant de mener un putsch.

B.S. Diarra in Maliba Info

Thu, 17 Jan 2013 14:48:00 +0100

La Dépêche d'Abidjan

Recent Posts

UJIF : Axel Illary investi à Paris sous le signe de l’unité et du rayonnement international

L’Union des Journalistes Ivoiriens en France (UJIF) a officiellement investi son nouveau président, Axel Illary,…

5 jours ago

Niger : RSF saisit le groupe de travail sur les disparitions forcées de l’ONU sur le sort de Moussa Kaka

Un mois après la disparition du directeur de la Radio Télévision Saraounia, Moussa Kaka, au…

3 semaines ago

Moussa Kaka, disparu au Niger : quatre décennies de journalisme et de combat pour la liberté de la presse

Moussa Kaka est une figure du journalisme au Sahel. Celui qui a disparu depuis le…

4 semaines ago

Côte d’Ivoire : libération immédiate de Justin Koné Katinan et de tous les détenus politiques

Le Parti communiste français condamne avec la plus grande fermeté l’arrestation et le placement sous…

1 mois ago

Criminalisation du journalisme au Mali : Abdrahamane Kéita, du Témoin, condamné à deux ans de prison ferme

Au Mali, le directeur de publication du journal Le Témoin, Abdrahamane Kéita, a été condamné…

1 mois ago

Peau noire, Dieu blanc : quand Dieu porte les couleurs des oppresseurs

Le 3 octobre, Axel Illary publiera sur Amazon Peau noire, Dieu blanc. Essai sur l’aliénation…

1 mois ago

This website uses cookies.