La jonction démocratie-économie était déjà visible avec la crise en Europe pour laquelle l’Union avait mobilisé une enveloppe financière de 750 milliards d’Euro pour voler à son propre secours (Grèce, Irlande, Espagne, Portugal) avec les secousses sociales nées des tensions de trésorerie et les risques de déstabilisation de l’ensemble européen assujetti à une monnaie commune.
Au surplus, la révolution de Jasmin pose plus de problèmes à l’Europe qu’a l’Afrique avec ces flots d’émigrants et la crise entre Paris et Rome ; en conséquence, la prime à la démocratie octroyée à la Guinée, à la Côte d’Ivoire, au Niger, à la Tunisie et à l’Égypte profite d’abord et avant tout à l’Europe elle-même débordée par une déstabilisation née d’un surplus de populations à l’origine et aux fortunes modestes.
Par ailleurs, une transition démocratique qui s’accompagnerait d’une forte régression économique laisserait le problème entier en Afrique et nécessiterait, au bout d’une vingtaine d’années, les mêmes efforts entre la Baule et Deauville (lire notamment les déclarations de Pascal Boniface, directeur de l’Institut de relations internationales et stratégiques (IRIS), cité par le magazine "l’Express", et celles de l’économiste Joseph Stiglitz).
Par PathéMBODJE, Journaliste,sociologue
Sat, 28 May 2011 15:15:00 +0200
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