La «Ouattarandie» a perdu toute sérénité. Mais, pour se donner un peu de contenance, elle fait dans l’intoxication et se donne l’illusion d’exister. Et pourtant, elle sait qu’elle est au plus mal. Parce que tous ceux qui la soutenaient sont refroidis par son tropisme incroyable aux violations massives et irrationnelles des Droits de l’Homme. Même les soutiens les plus irréductibles conviennent que le
pouvoir en place en Côte d’Ivoire est dans l’impasse. Et les slogans du genre «Faire de la Côte d’Ivoire un pays émergent à l’horizon 2020» arrachent tout simplement des sourires moqueurs.
Conscient que le peu d’Ivoiriens qui croyaient en eux regardent ailleurs et souhaitent que le président Gbagbo sorte de prison, Ouattara et ses ouailles, en pleine panique, essaient
d’élever des contre-feux pour distraire l’opinion. Mais sans réel succès. Le pauvre Soro Alphonse en sait quelque chose. Il a voulu s’essayer en mobilisant des «victimes» de Gbagbo pour paralyser le Plateau.
Une luciole a juste brillé.
L’homme s’est fracassé le visage contre le mur de l’indifférence des Ivoiriens. Seuls 2 tondus et 3 pelés l’ont accompagné dans son opération. Moins de 100 personnes étaient à sa manifestation. Une vraie misère qui aurait dû l’assagir. Que nenni ! Il promet maintenant de faire la fête à ceux des «irréductibles de Gbagbo»qui détiennent le portrait de l’ancien Chef de l’Etat dans leur bureau. La folie n’est pas loin.
Alors que le fou rire qui a saisi les ivoiriens ne s’est pas encore estompé, voilà que la «Ouattarandie» sort de sa manche une autre trouvaille, celle de l’entrée prochaine au gouvernement du preux Aké N’Gbo.
Pourtant accusé, il n’y a pas longtemps, d’un épouvantable complot visant à attenter contre le pouvoir en place. Ce qui du reste lui a valu, avec nombreux de ses camarades, un séjour carcéral de plusieurs mois dans un des non moins nombreux goulags du nord. Avant de bénéficier de la liberté conditionnelle.
Quel est donc ce personnage, sur qui pèsent encore de forts soupçons de crimes, qui est coopté par celui qu’il est censé avoir agressé ou cherché à trucider, pour entrer dans son gouvernement ? On est ici en plein didiga. Et tout le monde a compris le manque de sérieux d’une telle information qui vise à distraire et semer le trouble dans l’esprit de ceux des proGbagbo enclins à l’émotion inutile.
En tout état de cause, cela est caractéristique d’une seule chose : le pouvoir a perdu sa sérénité.
Jean Josselin in Notre Voie