« Quiconque tient l'histoire d'un peuple tient son âme, mais quiconque tient la spiritualité d'un peuple le contraint à vivre sous le joug d'une servitude éternelle. »

Cheikh Anta DIOP
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« Le procureur de la République » Hamed Bakayoko a lancé un défi, il a eu « prénair »*, depuis les Ivoiriens attendent la suite

Avec « preuves » à l’appui, il est venu révélé au monde entier, le coup d’Etat que préparaient les pro-Gbagbo. Mais que lui et ses FRCI ont déjoué de justesse.
Il a tiré sur tout ce qui bouge «  bang » par-ci, « bang » par-là. Citant des noms de personnes impliquées dans le coup dont Demba Traoré, ancien DG du VITIB, et beaucoup d’autres notamment Mme Bamba Nadiana et M. Kassoum Fadiga.
Sûr de son fait, Hambak comme l’appellent communément ses proches a dit qu’il mettait au défi toute personne qui voudrait authentifier les documents.
Quoi de plus normal, cela fait partir de l’ordre normal des choses. Pour tous différends, il faut s’affronter preuve contre preuve par exemple à la justice, programme contre programme pour des élections. Cela y participe de la démocratie dans un pays.
On n’a pas besoin de prendre des bombes pour une chose aussi simple. Le président Laurent Gbagbo, dans son bras de fer électoral avec Alassane Ouattara (le CNP ne veut plus que l’on l’appelle Dramane) lors des élections présidentielles de 2010, avait demandé que les deux protagonistes confrontent leurs preuves. Mieux, que des experts du monde et même des gens de bonne volonté viennent regarder les preuves pour trancher. La suite, Hambak la connaît. Son mentor a refusé préférant des bombes sur la tête des ivoiriens.
Aujourd’hui, lui, Hambak met des gens au défi.

Comme le dit l’adage : « est pris qui croyait prendre ».

L’un des accusées en l’occurrence Demba Traoré, ancien DG du VITIB a répondu favorablement à sa requête lui conseillant même des logiciels d’authentification des documents numériques par exemple FORENSIC, que notre ministre connaît bien pour avoir occuper le ministère des NTIC dans le gouvernement du président Laurent Gbagbo.
Depuis lors, « radio silence » (le mot est de feu « général » Ibrahim Coulibaly alias IB) de la part notre premier flic section Police.
Les ivoiriens attendent toujours peut-être qu’un jour il va se résoudre à accepter.

Charles Tiekpo

* Expression empruntée au nouchi pour dire preneur

Mon, 02 Jul 2012 01:58:00 +0200

La Dépêche d'Abidjan

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