Libre Opinion-9/6/2012
On s’excuse parfois de l’usage de certains mots sans synonyme coquet qui sied le mieux, pour les lâcher vers son pied. Les meurtres massifs d’Africains par les africains, la famine presque inévitable dans certains endroits naturellement riches, les destructions systématiques des ressources humaines et naturelles par les africains-porteurs de bagages venimeux de la « communauté internationale sanguinaire» sont tellement sérieux, dégradants et préoccupants en Afrique qu’il est impossible de continuer d’être complice ou de jouer l’ignorant.
Le constat est dur à encaisser. L’Afrique devient de plus en plus un lieu de divertissement des grandes puissances en culture de la domination haineuse. On persiste d’exporter vers l’Afrique les génocides (Made in International Community), les dislocations familiales (pour asseoir la turpitude), les divisions ethniques et régionales, les exploitations extravagantes des richesses naturelles et les privations humiliantes du minimum de vie socioéconomique. Les assassinats et déportations de dignitaires. On aménage ces dérives dans un jargon timide (mais dévastateur) malheureusement repris partout dans le continent par des diffuseurs africains aux mains tendues pour la frivolité, la légèreté ; et qui refusent volontairement de s’épanouir et de recadrer ces missiles cachés. De quelle démocratie ou de quel dictateur parle-t-on en Afrique sous une main de fer prédatrice des multinationales qui dominent les grandes institutions internationales caduques? On en sait trop qu’on refuse ce débat !
Comment refuse-t-on de dénoncer le système simpliste mais couteux en vie africaine de cette « communauté » qui tue en masse ensuite inverse les crimes pour s’inviter dans la danse, pour piller les ressources premières et continuer de diminuer la population noire dont la croissance dérange leurs chacals messianiques ? Et les grandes institutions et certains grands cadres/leaders africains deviennent complices sans pudeur ! Que c’est dégouttant d’entendre certains dignitaires faire des voltefaces déshonorantes. On nage dans la naïveté et l’hypocrisie débordantes contres les collègues et camarades d’hier. C’est également incompréhensible comment, en tant qu’africain de confiance, on peut se rabaisser, contrats à la main, vers la terreur contre l’Afrique qui détient la Vérité (qui veut être libre) ; et contre ses leaders qui sont dans le droit. Il ne s’agit pas de défendre une personne, mais un principe, un pays, un continent… d’être digne !
Les Africains sont intelligents pour comprendre ce qui se passe au Mali, en Cote d’Ivoire, en Libye, en Guinée-Bissau, au Soudan, en Somalie, en Guinée-Conakry (partout en Afrique) ; sauf dans ces esprits tortueux qui persistent d’insulter tout un continent parce qu’il n’a pas de thermonucléaires. On crée le désordre et appelle à la réconciliation ; ce slogan qui en réalité signifie accepter la destruction des richesses et le barbarisme choquant.
Toute l’énergie des grandes entités africaines voyage dans le petit cinéma de la diplomatie de la valise vide, de l’hérésie contre son propre développement socioéconomique. Partout, c’est la bataille de l’africain contre l’Afrique, des africains contre les Africains pour protéger les dessous d’un ennemi caméléon, et surtout insatiable en matières premières. Pourquoi continue-t-on de vivre sous la déambulation de ces organisations africaines inadaptées, entachées et issues du temps colonial? La donne a changé !
La stratégie de pillage de cette « communauté internationale » est restée la même : faire accepter aujourd’hui au nigaud la petite bêtise/bassesse, et le faire nager dans la plus haute sottise/destruction/trahison demain. Un sens unique vers l’humiliation ! Les collaborateurs africains ne seront jamais épargnés… et tous souffriront pour leurs bêtises protégées hier par un ennemi intraitable dans sa haine contre Dieu pour avoir donné tant de richesses naturelles à une race nègre… Oui ceux-là comploteurs congolais, togolais, ivoiriens, maliens, libyens, sénégalais, etc… payeront tous cash et très bientôt.
Il est triste de découvrir que partout en Afrique, c’est un africain qui déverse toute sa force de haine dévastatrice contre un autre africain pour défendre une idéologie abâtardie. Un africain qui livre un Africain à ses ennemis. On se torture entre frères aux rires de ceux-là qui aiment railler à nos bévues. Doit-on s’en prendre aux dirigeants africains qui ont retiré l’éducation civique des programmes scolaires ? Ceux-là même qui refusent de réorienter notre éducation scolaire de base vers la compétition et l’unité sociale ? Doit-on s’en prendre à nos journalistes de la plume et du micro financés ? Doit-on blâmer les intellectuels à la cravate au gros nœud qui obstrue le sang et la pensée réaliste? Doit-on se frustrer des étudiants qui font confiance à leurs aînés pour assurer leur avenir ? Qu’est-ce que l’Afrique attend pour dissoudre ces organisations communautaires qui ne peuvent même pas se prendre en charge ; et qui brillent dans le volontarisme néfaste et triste contre l’avenir des générations futures ? Dans chaque soupe africaine, pourquoi a-t-on besoin d’un cheveu malveillant comme si l’Afrique est réellement pauvre et incapable ? Cela donne envi de vomir !
La pudeur m’empêche de citer des noms, mais on se demander pourquoi certains comportements persistent en Afrique. Comment peut-on être aussi sauvage pour brûler vif un cohabitant comme si le dialogue est un péché. De quel appétit se nourrit-on pour détruire l’avenir des petites sœurs et grand-mères qui n’ont rien à cirer de la faim d’un vautour énigmatique? Comment peut-on brutaliser/torturer à mort une personne avec qui on a bu tranquillement du thé hier….Comment un budget de l’éducation d’un Etat peut-il dépendre de l’aide internationale ? Ces incohérences donnent envi de pleurer !
Quand les africains se regroupent pour cultiver comme tous les autres continents, on se demande d’où viennent ces idées incongrues qui supportent dangereusement ces boulimiques avides de sang noir. Ces sans-pudeurs de la folie de domination pour leur retirer les outils de travail ? Qu’est-ce qui se passe dans la conscience africaine ? Comment peut-on aider un loup à retirer la lumière qui doit protéger les nouvelles générations ? C’est incompréhensible, pour un petit litige recomptable, d’entendre dans les médiats étrangers les grands responsables d’Etat africains pleurnicher avec des larmes de crocodile pour solliciter l’aide des pilleurs organisés (une intervention Internationale ). Pour détruire une nation africaine. Incompréhensible ! Dans quelle Afrique vit-on pour se liguer avec le diable pour tuer une petite cigale qui s’occupe de sa saison? Des commissions africaines incapables de faire la différence entre une bonne et une mauvaise condition de vie! … Tellement que c’est dégueulasse !
Il est plus que temps pour la jeunesse africaine de prendre en charge son destin. La flèche empoisonnée s’est cassée dans le cœur de celui sur qui elle compte pour vivre mieux demain. Il ya trop d’engrais chimiques qui polluent les marigots et empêchent les petits poissons de s’épanouir. …tellement de scandales dans les démarches non seulement de certains dirigeants d’Etat (anciens et actuels), mais aussi d’institutions africaines sans carburant ! Embargos d’africains contre africains, vraiment….ignore-t-on qui en souffre ? Sérieusement, le réveil est et reste difficile. L’égocentrisme des petits hommes africains est devenu le plus grand virus qui tue les africains plus que le SIDA, et surtout dans ce contexte présent de la géopolitique mondiale. Le réveil de l’Afrique sera très, très dur…dans un grand choc des bévues passées. LIBEREZ LAURANT BAGBO !
Kelounteng Badji
Sénégalais soucieux des conflits relatifs à la démocratie en Afrique
Mon, 11 Jun 2012 01:06:00 +0200
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