En effet, pendant 48 heures, une grande majorité de la jeunesse de Côte d’Ivoire a, sous la houlette de Koua Justin et de Roselin Bly, avec les mains nues fait preuve d’une détermination sans faille dit non à la barbarie d’un régime en perte et qui a, comme en 1990 confié l’exécution de son dessein barbare à Hamed Bakayoko. En effet, dans sa lutte sans relâche contre les ex-dirigeants de la FESCI avec qui il était déjà aux prises dans les année 90, Hamed Bakayoko se fait aidé par certains de ses frères du nord. Cette fois, tribalisme oblige, son homme de main est Youssouf Kouyaté, un homme de chez lui, un koyaka comme lui.
Hamed Bakayoko et Alassane Dramane Ouattra n’ont malheureusement pas tiré leçon des guerres sans merci qu’ils livrent à la jeunesse ivoirienne. Evidemment, les victimes de cette lutte incensée s’appellent Félix Houphouët Boigny et son parti mais également la Côte d’Ivoire. Mais ils en ont cure. Ce qui importe pour eux n’est-ce pas de prendre le pouvoir? Ainsi, comme dans les années 90, Hamed Bakayoko pense subjuguer le peuple de Côte d’Ivoire avec la terreur organisée.
Manque de pot cette fois-ci. Car avant qu’il n’enclenche la dernière ligne de sa guerre contre cette autre “grande figure” de la FESCI, une partie de la jeunesse de Côte d’Ivoire (nulle doute qu’une importante partie de l’autre encore accrochée au pouvoir la réjoindra) a décidé de leur dire merde, et moi avec! Le prétexte trouvé a été le transfèrement de Blé Goudé, l’ex ”général” de la galaxie patriotique, à La Haye.
Passés les moments d’hésitations qui ont succedé au renversement du pouvoir Gbagbo, la résistance intérieure s’est organisée lentement et surement autour du FPI de Miaka Ouréto qui a ensuite fait place aujourd’hui à celui dirigé de main de maître par Affi N’guessan. Mais une nouvelle constance s’est installée, celle du réveil de la jeunesse du parti. En l’abscence du responsable de cette structure de l’actuel principal parti de l’opposition, parce qu’en exile au Ghana, ce réveil a été organisé et personnifié par un certain Koua Justin. A vrai dire, nous autres qui sommes loin des arcanes et structures du FPI ne le connaissions pas. Pour nous donc, Koua Justin est sorti du “néant”. C’est d’ailleurs cela qui fait son charme et celui du FPi, qui du coup se montre comme un parti qui a formé et protégé jalousement sa jeunesse dans son jardin d’où jaillirons de nouvelles plantes enjoliveuses du nom de Mariam Cissé et Jocelyne Ipou (ces nouvelles amazonse des bords de la lagune ébrié).
Justin Koua. Ce garcon mérite bien son nom. Les populations des forêts en Côte d’Ivoire et plus particulièrement les agni et les baoulé savent que KOUA est une liane très solide, difficile à casser tant fraiche que sèche. Elle sert à construire les maisons, à élever la tige de l’igname afin de lui donner l’espace, ce qui permettra au champ d’igname de donner une abondante production….. entout cas le KOUA du FPI a extérioriser ses forces là pour le bénéfice de son parti et pour exorciser la peur qui a tétaniser les énergies de cette jeunesse. Son calme a dérouté l’adversaire.
Chez nous les peuples des savanes, les Cissé son toute une histoire qu’on ne nous conte plus. Calme mais déterminés, ils ont toujours pour eux cette attitude digne de descendant de “roi” qui épousent les causes justes et prennent partie pour le rayonnement de leur peuple. N’est-ce pas ce que nous offre de voir la tempérance et la fougue de Mariam Cissé aux côté de Koua Justin? En tout cas il ya quelque chose de Simone Ehivet Gbagbo dans cette femme. Attendons de voir ce qu’elle réserve à Ouattara et Bakayoko.
Pour donner de la contenance à sa menace et montrer qu’il ne s’agissait pas d’une sortie hasardeuse, Jocelyne Ipou a animé meeting sur meeting pour mobiliser ses camarades en dépit des difficultés que le régime de Ouattara, sous la coordination de Hamed Bakayoko, leur faisait (le meeting de la place CP1 était interdit et celui improvisé au terminus du bus 47 a été dispersé).
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