« Quiconque tient l'histoire d'un peuple tient son âme, mais quiconque tient la spiritualité d'un peuple le contraint à vivre sous le joug d'une servitude éternelle. »

Cheikh Anta DIOP
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Législatives / FPI-LMP : Pourquoi la candidature de Sylla Mamadou aux législatives n’est pas une trahison ?

DANS SA PARUTION du Lundi 14 Novembre 2011, le Quotidien ivoirien L’intelligent d’Abidjan a publié sous la plume d’un certain Jean-Paul ORO (?) un article cousu d’accusations et d’insinuations critiquant très violem- ment la candidature aux prochaines Élections législatives de Monsieur Sylla Mamadou, époux de Madame Brigitte Kuyo, Représentante du FPI en France et présidente du Conseil des Représentants du FPI en Europe. A la lecture de cet article que l’on pourrait juger assez polémique, les ré- actions ont été nombreuses et l’atten- tion de beaucoup d’entre nous a sur- tout été attirée par certains commen- taires qui ont été faits au sein de la Diaspora ivoirienne, plus particulière- ment en France, tout portant à croi- re que beaucoup ne savent réellement pas comment les choses se présen- tent. D’où la nécessité de faire un éclairage pour ramener la sérénité chez les uns et chez les autres.
La première chose que nous savons tous est que Monsieur Sylla Mama- dou est militant du PDCI, un parti membre du RHDP. Cependant, très at- taché aux valeurs démocratiques et républicaines, Monsieur Sylla Ma- madou a apporté un soutien constant à l’action du Président Laurent Gbag- bo tout au long de la crise . Même si de mauvaise foi certains continuent de décrier sa gestion à la tête de la CEI en France lors des Présidentielles ivoiriennes de 2010, l’honnêteté in- vite à reconnaître le rôle déterminant qu’il a joué pour faire barrage aux fraudes massives, à la manipulation du vote et à la dénaturation des ré- sultats. En quoi alors la candidature d’un tel démocrate confirmé serait- elle donc une trahison sachant qu’il n’est pas militant du FPI et n’est pas politiquement tenu de respecter le mot d’ordre de boycott lancé par ce parti ? Le document remis à Alassa- ne Ouattara le 29 Septembre 2011 et dans lequel le CNRD a présenté les conditions de sa participation aux lé- gislatives ne portait pas la signature du PDCI, parti de Monsieur Sylla Mamadou. Les personnes physiques et morales de divers bords politiques qui ont soutenu le Président Laurent Gbagbo n’ont pas renoncé à leurs partis d’origine et à leurs libertés ci- toyennes de choix et de décision. Pour des démocrates comme les membres LMP et CNRD, ce sont des choses qui n’invitent à aucun débat. Il n’était non plus pas possible de faire un parallè- le avec les actes posés par Mamadou Koulibaly et accuser la première Res- ponsable du FPI en France de faire deux poids, deux mesures. Non, car Mamadou Koulibaly était Troisième Vice-Président du FPI, Président de l’Assemblée nationale et deuxième personnalité de l’État. Ses responsa-
bilités étaient donc très grandes et la ligne du FPI s’imposait à lui sous tous les angles. Certaines réactions en ont aussi profité pour critiquer le soutien apporté par Madame Brigitte Kuyo au candidat socialiste François Hollande, ignorant que ce Candidat reste jus- qu’à preuve du contraire le seul ca- pable de battre Nicolas Sarkozy aux Élections présidentielles françaises d’Avril-Mai 2012. Et ce n’est pas seu- lement Madame Brigitte Kuyo qui en est convaincue, c’est l’immense ma- jorité des Françaises et des Français qui aspirent à une gouvernance plus humaine et plus attentive aux pro- blèmes des citoyens. Tous les Ivoiriens et Africains épris de démocratie, de paix, de justice et de liberté de- vraient donc accompagner massive- ment ce mouvement porteur qui pourrait sans conteste avoir des réper- cussions positives à divers niveaux avec la promesse du candidat socia- liste d’une redéfinition claire des re- lations franco-africaines. Les membres de la Galaxie patriotique gagneraient donc aujourd’hui à taire les querelles internes inutiles dans leurs rangs pour renforcer leur cohésion et conti- nuer de se mobiliser face aux grands défis auxquels les peuples africains se trouvent confrontés depuis la coloni- sation et surtout depuis les indépen- dances.

Océane Yacé Monaco (France)

Mon, 28 Nov 2011 15:07:00 +0100

La Dépêche d'Abidjan

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