« Quiconque tient l'histoire d'un peuple tient son âme, mais quiconque tient la spiritualité d'un peuple le contraint à vivre sous le joug d'une servitude éternelle. »

Cheikh Anta DIOP
Categories: Politique

Les députés ivoiriens se bagarrent à l’hémicycle à cause des femmes

La revue de presse de ce mercredi 14 novembre 2012, c’est sur la question de la liberté provisoire pour Gbagbo, l’audience de son épouse à Odienné et la loi sur le mariage qui provoque des tensions entre députés. Bonne lecture amis lecteurs.

Loi sur le mariage: des députés divisés à l’Assemblée nationale

« La femme désormais chef de famille ». C’est la loi qu’ont voté les députés ivoiriens, apprend-on de Le Nouveau Réveil. Elle émane d’un projet de loi introduit par les ministres de la justice et de la famille relativement à la Convention sur l’Elimination de toutes les formes de Discrimination à l’Egard des Femmes (CEDEF). Cette loi stipule que « la famille est gérée conjointement par les époux dans l’intérêt du ménage et des enfants ». D’après le quotidien, les groupes parlementaires PDCI, UDPCI, Dialogue et certains députés ont fait remarquer que le projet tel que présenté par le gouvernement posera plus de problèmes qu’il n’en résoudra. Mais il a été voté quand même. Le Patriote a donc titré que « l’homme n’est plus le chef de la famille ». Tout en précisant que c’est après de longues et parfois virulentes discussions que cette loi a été adoptée. L’Inter dit qu’il y a même eu un clash entre les députés PCDI et RDR. Car le président du groupe parlementaire du RDR s’est fait huer par les autres quand il voulait défendre une famille sans un chef. Il s’en est suivi une suspension de la séance. Mais au retour, la tension était toujours vive au point où d’autres députés se sont dit de vilains mots.

L’avenir de Gbagbo à la CPI

Dans « ce qui attend maintenant Gbagbo, après le refus de la liberté provisoire », d’après Nord-Sud Quotidien, l’Unité des affaires publiques de la CPI qu’il a approchée a affirmé que « pour le moment, la chambre a décidé que M. Gbagbo est apte à participer à la procédure et nous attendons qu’elle fixe une date pour l’audience de confirmation des charges… Donc la mise en liberté provisoire ne peut être accordée ». Or, Le Temps écrit, d’après une information sur Eventnews TV, que « la CPI envisage la liberté conditionnelle » pour Gbagbo en lieu et place de la liberté provisoire, sur la base des arguments de Me Altit. Puisque l’avocat avait déclaré que « en tant qu’alternative à la liberté provisoire, la liberté conditionnelle devrait être requise conformément à l’article 119 du règlement et ce à la lumière de l’état de santé de son client ». Il a ajouté que « la Défense a déposé une lettre dans laquelle un Etat a réaffirmé sa volonté de créer les conditions nécessaires restrictives de liberté qui pourraient être imposées… Les conditions offertes par cet Etat semblent raisonnables et valables, en termes généraux ». Et cet Etat, c’est l’Angola, croit savoir Le Mandat qui titre à la Une : « Dernière minute à la CPI : Gbagbo en route pour l’Angola ». Lui également fait référence à Eventnews TV et note que Gbagbo pourrait bénéficier sou peu d’une liberté conditionnelle en Angola. Le pays se serait proposé de l’accueillir.

Simone Gbagbo auditionnée

« Génocide, crime de sang, atteinte à la sûreté de l’Etat… Simone Gbagbo cuisinée, hier », lit-on à la Une de Le Patriote. Il rapporte que l’ex-première Dame a été entendue par le juge Koné Mamadou pendant un peu plus de huit heures d’horloge. Si rien n’a filtré de ces échanges, il croit qu’ils ont été houleux vu le temps que cela a duré. Devant la durée de cette audience, un des membres du collège de magistrats a piqué un malaise qui lui a valu d’être évacué à l’hôpital. Heureusement, il y a plus de peur que de mal, informe Le Nouveau Courrier. Pour sa part, L’Inter titre que : « Simone Gbagbo promet de faire le grand déballage ». Selon le site d’information Koaci.com d’où il tire l’information, la 1ère vice-présidente du FPI qui a été entendue au tribunal d’Odienné ne s’est pas montrée coopérative, laissant à son avocat, Me Dadjé Rodrigue, de répondre au juge. Il est dit que « Simone Gbagbo attendrait de pied ferme l’ouverture son procès afin de pouvoir s’expliquer devant la justice et le peuple sur les accusations dont elle fait l’objet ».

Par César DJEDJE MEL in Linfodrom.com

Thu, 15 Nov 2012 05:03:00 +0100

La Dépêche d'Abidjan

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