Quel dommage ! Contrairement à bien des sites, Abidjan Direct est animé par de jeunes ivoiriens, habitant en Côte d’Ivoire, et ce n’est pas un site d’ivoiriens de la diaspora… Abidjan Direct a apporté chaque jour des informations nouvelles, différentes, originales, les rédacteurs sur place avaient toute la visibilité de leurs affirmations et relayaient ce qu’ils voyaient, les exactions, le racket, les enlèvements, le pourrissement de la société, la corruption des politiques, les bulldozers de l’assainissement qui détruisaient les étals de pauvres marchands qui perdaient tout en quelques instants, les grèves, les écoles fermées, le chômage, les hopitaux privés de tout, les universités délabrées sous leurs couches de peintures…
Devrions nous ne plus lire cette presse, ne plus entendre l’écho de ces ivoiriens qui pleurent et qui n’ont que ces médias détestés par une Dictature qui de plus s’enfonce dans le déni et prétend que tout est beau, réconcilié, que tout le monde a un travail, que les FRCI sont à nos côtés pour nous aider à nous relever ?Un temps on les appelaient Frères Cissé, parce que l’on espérait encore qu’ils allaient se comporter en frères, en grand frère qui est là pour aider, pour défendre..… La fraternité avec cette rébellion et cette anarchie n’est plus à rechercher, mais il nous faut garder des lieux où l’on peut crier sa peur, crier son indignation, être relayé avec des mots simples…
Un site comme Abidjan Direct sert à véhiculer la voix de ceux qui ne peuvent parler, l’indignation de ceux qui n’ont pas un journaliste professionnel tout de suite sous la main pour dire leur souffrance, leur ras le bol, leurs attentes. Ensuite les professionnel du journalisme peuvent appuyer de leur touche « professionnelle » ces cris du cœur, les authentifier, les prolonger, les intensifier…
Amis de la Côte d’Ivoire, les 120 Euros qui manquent à Vana Kacou, administrateur du site pour qu’il n’y ait pas de coupure ce jour doivent être trouvés, 12 personnes s’engageant pour 10 euros ou plus pour déjà permettre à Vana d’envisager la suite … Hormis ceux qui se sont enrichis grâce aux différents rattrapages, et qui ne sont pas des fan d’Abidjan Direct, mais espèrent plutôt sa disparition, il n’y a guère d’ivoiriens au pays, d’exilés qui peuvent répondre. Alors nous envoyons cette bouteille à la mer de la Diaspora, s’il vous plait entendez cet appel vous qui nombreux envoyez de l’argent en Côte d’Ivoire pour soutenir vos familles, et nous le savons. Mais si quelqu’un renonçait juste à une soirée cinéma, une sortie au mac Do, pour lui envoyer les sous correspondants à ce petit renoncement, notre amie administratrice serait aux anges …
Je la connais bien, depuis deux ans, elle se démène jour et nuit pour que vive le site, elle a essayé les pubs, sollicité des politiques, des mécènes… ce soir il faut agir vite, il n’a plus le temps pour des conseils…Ceux-là seront les bienvenus demain, quand Vana pourra de nouveau souffler un peu, avoir un répit.
Si vous entendez cet appel,faites un petit geste maintenant, via paypal à info@abidjandirect.net »
Personnellement je suis beaucoup redevable à Abidjan direct, alors qu’Eliahou et moi-même n’avions jamais écrit, ce site puis d’autres ont relayés nos contributions bien que nous ne connaissions pas la côte d’ivoire physiquement, n’étant même pas journalistes, juste une larme pour pleurer avec ceux qui pleurent, un rire, un sourire, un coup de colère quand il le fallait !
Nous voyons bien que l’oiseleur de la CPI ne va pas ouvrir facilement ses filets pour lâcher sa proie SEM Laurent Gbagbo, l’Occident ruiné également ne va pas nous aider dans le développement, si ce n’est par ce que nous connaissons déjà, mensonges, occupation militaire, corruption, asservissement monétaire. Ce soir il nous vient à l’oreille que l’ONUCI exploite illicitement de l’or à Zobéa : « Des éléments de l’Onuci munis de machines et d’engins appropriés exploitent illégalement, depuis plusieurs jours, de l’or découvert à proximité du village de Zobéa ».
Alors notre seule arme c’est la parole, au nom du D.ieu qui nous a crées libres et à son image, faire reculer l’ennemi parce que nous refusons de continuer d’être les paillassons de ces arrogants qui empêchent la Côte d’Ivoire et l’Afrique de vivre de leurs richesses naturelles. Nous exigeons de vivre et non de survivre ! Trop c’est trop! Nous ne pouvons nous arrêter maintenant en chemin, il faut aller jusqu’au bout, mettre le pied dans l’eau pour voir la mer s’écarter ! Poser des actes de foi et voir ensuite le Seigneur lui même les honorer !
Shlomit Abel
Source : abidjandirect.net
Wed, 12 Dec 2012 20:42:00 +0100
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