« Quiconque tient l'histoire d'un peuple tient son âme, mais quiconque tient la spiritualité d'un peuple le contraint à vivre sous le joug d'une servitude éternelle. »

Cheikh Anta DIOP
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Les prisonniers pro-Gbagbo bientôt devant la Cour d’assises – Procès des pro-Gbagbo : Les charges confirmées contre Affi, Simone, Michel Gbagbo, Aké N’gbo… La réaction de leur avocat

Dont Simone et Michel Gbagbo, Pascal Affi N’Guessan, Aké N’gbo, Aboudrahamane Sangaré et tous ceux qui sont poursuivis dans le cadre de la crise postélectorale. Au cours d’une audience qui a eu lieu hier au tribunal d’Abidjan-Plateau, les membres de l’ex-majorité présidentielle (LMP) en prison ou en liberté provisoire, ont comparu devant le juge. Selon l’avocat de la défense, Me Djirabou, le juge d’instruction du 10ème cabinet a terminé son dossier et l’a transmis à la Chambre d’accusation. Celle-ci a, à son tour, pris une ordonnance de renvoi de l’affaire devant la Cour d’assises.

Selon lui, il appartenait au juge d’instruction de confirmer ou d’infirmer les charges contre les prévenus. Mais pour Me Djirabou, les charges retenues contre ses clients ne sont pas suffisantes. « Nous sommes un peu déçus. C’est dommage ! C’est un automatisme de la chose. Le droit en lui-même n’est pas appliqué », a déclaré l’avocat, à l’issue de l’audience.

A l’entendre, toutes les charges qui se résument en « génocide, atteinte à la sûreté de l’État, infractions économiques et crimes de sang » ne sont que de la « généralité ». Pour lui, les accusateurs n’ont jusque-là pas pu « démontrer que les gens ont commis des actes d’atteinte à la sûreté de l’État ». Me Djirabou ne s’est pas embarrassé de fioritures pour dénoncer une justice de deux poids deux mesures. « Il faut avoir le courage de dire que les charges sont insuffisantes », a déclaré l’avocat de la défense, soulignant que même à La Haye, les juges ont considéré les charges contre Laurent Gbagbo insuffisantes. Toutefois, il a noté que « chaque juridiction apprécie souverainement » les situations qui lui sont soumises.

Mais, « il ne peut pas avoir des décisions contraires pour les mêmes faits », dans deux juridictions qui sont censées dire le droit. « Nous déplorons cette situation ! », s’est-il révolté. Pour rappel, le mercredi 3 juillet 2013, les avocats de la défense, principalement Me Djirabou, avaient plaidé pour l’abandon des charges retenues contre les prisonniers politiques. Me Djirabou avait justifié cette demande par le fait qu’il y a eu un vice de procédure, une violation des droits de la défense et bien d’autres faits qui auraient pu amener à l’abandon des charges contre les prévenus.
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Thu, 11 Jul 2013 10:02:00 +0200

La Dépêche d'Abidjan

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