Tollé général dans le milieu syndical après cette décision suicidaire qui va à l’encontre de l’avenir de milliers d’étudiants dont les parents n’arrivent plus à joindre actuellement les deux bouts après ces vagues de licenciements organisés par le pouvoir pour régler des comptes. Deux syndicats estudiantins (la Fesci et l’Umes), des syndicats représentatifs de la communauté étudiante ont vivement réagi hier comme il fallait s’y attendre. Une véritable levée de bouclier du coté notamment de la Fédération estudiantine et scolaire de Côte d’Ivoire (Fesci). Mian Augustin, le secrétaire général de cette organisation syndicale a appelé pour ce jour à Abidjan à une assemblée générale extraordinaire de cette Fédération à laquelle prendront part tous les secrétaires de sections Fesci des universités publiques. « Nous avons appris la nouvelle comme tout le monde. C’est une grande surprise. Ces frais sont exorbitants. On s’attendait à tout sauf à cela. Ouattara veut simplement montrer aux Ivoiriens que désormais les enfants de pauvres n’auront plus droit à l’instruction. Ce qu’ils sont en train de faire ne peut pas ébranler la Fesci. Nous réagirons au moment opportun si le pouvoir rompt le dialogue avec les syndicats » a martelé Mian Augustin qui a annoncé son départ de la tête de la Fesci en décembre prochain à l’issue d’un congrès ordinaire (son mandat ayant expiré). Mian Augustin a appelé le pouvoir pour qu’une décision consensuelle soit trouvée. « C’est un autre génocide intellectuel qui se prépare. C’est regrettable que le niveau de vie des Ivoiriens n’a pas été pris en compte pour fixer le montant de ces frais » a-t-il poursuivi. Pour Adiko Sampah, le secrétaire général de l’Union des mouvements estudiantins et scolaires (Umes), la décision de la Conférence des présidents d’Universités publiques a été prise de manière unilatérale. « Le clash est inévitable à la rentrée du 3 septembre prochain » a-t-il averti.
Charles Bédé in NOTRE VOIE