« Quiconque tient l'histoire d'un peuple tient son âme, mais quiconque tient la spiritualité d'un peuple le contraint à vivre sous le joug d'une servitude éternelle. »

Cheikh Anta DIOP
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L’excellence selon Dagri


Henriette Dagri Diabaté est une référence dans le milieu universitaire. Et celui qui l’a souvent admirée publiquement est Laurent Gbagbo. Elle a été son maitre en histoire et depuis, malgré tous les clivages politiques qui ont la vertu chez certains de transformer les adversaires politiques en êtres médiocres, Laurent Gbagbo a toujours vu en cette dame un être respectable. Peut-être a-t-il cru en toute bonne foi que sa présence auprès de Dramane Ouattara pouvait civiliser les relations politiques avec leur groupement politique! Malheureusement, il s’est trompé, si jusque là, telle avait été le contenu de son admiration pour cette dame. Aujourd’hui le voilà à la Haye parce que celle qui passe pour être une égérie au Rdr n’a pu être digne de la dose de sagesse qu’on aurait pu lui reconnaitre. Si elle a été maitre de Laurent Gbagbo, au regard de ce qui se passe, nous nous rendons compte qu’au Rdr, c’est elle qu’on mène du bout du nez. A travers elle, nous voyons tous ces universitaires qui ont renié le dépôt moral que donne à notre espèce le commerce avec les écrits des promoteurs de notre humanité, au profit de confort bassement matériel, lié quelquefois au fait de s’accoquiner avec des hommes aux valeurs rétrogrades et douteuses. Voyons ! Un professeur d’université dans un attelage avec un chef réfractaire aux valeurs démocratiques est toujours, pour nous, l’occasion de nous souvenir de cette réflexion d’Aristote « la philosophie est née de l’étonnement.» Et nous ne finirons de nous étonner quand Madame Diabaté, désormais chancelière de l’ordre national d’un régime qui est tout sauf démocratique, vient s’ajouter à la liste des moralisateurs des régimes précédents. Après avoir suivi Dramane Ouattara partout pour accrocher nos insignes d’honneur à la poitrine des personnes qui ne les méritent pas, la voilà qui se rend compte qu’après les avoir profanées et prostituées un an durant, l’heure est venue de sacraliser les médailles d’honneur de la Côte d’ivoire. Et quel est le mérite dans l’ordre de l’excellence, de la quinzaine d’autorités françaises qu’elle a décorée lors du dernier séjour de Dramane Ouattara en France si ce n’est le bombardement de nos institutions ? Faut-il comprendre qu’avec Henriette Dagri Diabaté l’excellence se mesure en la capacité de nuisance et de destruction de l’Etat de Côte d’ivoire ? Rien n’est plus vrai avec le code du mérite et de l’excellence de la Ouattarandie.



Joseph Marat

Wed, 22 Feb 2012 04:34:00 +0100

La Dépêche d'Abidjan

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