Brocardé dans son pays pour avoir laissé sur le carreau des piliers tels qu’Odemwingie, Utaka, Yakubu, Martins et Taïwo, Keshi a tenu bon jusqu’au bout, finissant par imposer le respect à une presse nigériane sceptique. En début de compétition, il a continué dans cette voie en plaçant sur le banc de touche le capitaine Joseph Yobo pour permettre à Efe Ambrose de bien s’installer dans le couloir droit de la défense et surtout permettre à la charnière centrale Omeruo (19 ans)-Oboabona (22 ans) de prendre ses marques pour l’avenir. Un processus qui a mis un peu de temps avant de faire effet. « Avant de constituer ce groupe, j’avais testé énormément de joueurs. Là on s’est découvert véritablement. Cela ne fait que quatre semaines que l’on est ensemble. L’aventure ne fait que commencer », confiait-il à nos confrères d’Eurosport avant le quart de finale face à la Côte d’Ivoire.
Emergence
Au final, ses choix se sont avérés payants au-delà des espérances et dans tous les secteurs de jeu. En attaque, les jeunes Emanuel Emenike (25 ans) et Victor Moses (22 ans) ont crevé l’écran lors de la compétition, le premier terminant en tête du classement des buteurs à égalité avec le Ghanéen Wakaso (4 buts), tandis que le second s’est montré décisif lors de deux rencontres cruciales, face à l’Ethiopie au 1er tour (2-0) et contre le Mali en demi-finale (4-1). Le plus grand pari de l’ancien défenseur du RC Strasbourg (1991-1993) était de faire briller et de donner confiance à un groupe très jeune et dont la moyenne d’âge était inférieure à vingt-cinq ans, fait rare pour un vainqueur de compétition internationale. Parmi ces choix payants, citons l’émergence de Sunday Mba – buteur décisif en finale – et d’Ogenyi Onazi en parfaits compléments de John Obi Mikel au milieu de terrain.
Stephen Keshi doit intérieurement savourer sa revanche après deux expériences mitigées avec le Togo– malgré une qualification au Mondial 2006 – et surtout le Mali, qui l’avait évincé sans ménagement après une élimination au premier tour de la Can 2010. C’est peut-être pour cette raison qu’il s’est élevé durant le tournoi contre le manque de considération des entraîneurs africains sur leur propre continent.
C.T in Le Messager (Cameroun)
Tue, 12 Feb 2013 02:51:00 +0100
L’Union des Journalistes Ivoiriens en France (UJIF) a officiellement investi son nouveau président, Axel Illary,…
Un mois après la disparition du directeur de la Radio Télévision Saraounia, Moussa Kaka, au…
Moussa Kaka est une figure du journalisme au Sahel. Celui qui a disparu depuis le…
Le Parti communiste français condamne avec la plus grande fermeté l’arrestation et le placement sous…
Au Mali, le directeur de publication du journal Le Témoin, Abdrahamane Kéita, a été condamné…
Le 3 octobre, Axel Illary publiera sur Amazon Peau noire, Dieu blanc. Essai sur l’aliénation…
This website uses cookies.