Qualifiant de capital la rencontre d’hier, le président de la Haute autorité de la communication audiovisuelle (Haca), Ibrahim Sy Savané, a indiqué que la commission dont la vocation est d’éclairer le choix des futurs opérateurs audiovisuels va s’imprégner de façon substantielle des différents textes déjà élaborés : des textes réglementaires, des dispositifs relatifs au cahier des charges ou encore des éléments essentiels du dossier d’appels d’offres.
S’agissant de la libéralisation, sans prendre partie pour ceux qui veulent une opération accélérée ou ceux qui militent pour une lenteur pour éviter les écueils, Ibrahim Sy Savané a proposé d’aller à un bon rythme et dans la bonne direction : «La libéralisation audiovisuelle est un processus qui fait appel en permanence à une réflexion et à des actions qui tiennent compte de l’environnement immédiat, sans ignorer les contraintes techniques ni les nouvelles formes». Et de poursuivre : «Les exemples de réussite de libéralisations audiovisuelles sont ceux qui ont su faire preuve de cohérence stratégique, de cohésion dans l’exécution des tâches bien déterminées». Le président de la Haca a, en outre, ajouté que la réussite repose également sur les concertations dans la prise de décision. En revanche, il dira que les exemples d’échec patent ou latent de libéralisations audiovisuelles sont ceux où la confusion des rôles, les guéguerres institutionnelles inutiles ont freiné l’élan.
Il a également fait savoir que l’inertie administrative savamment entretenue et l’interventionnisme ont abouti parfois à des choix technologiques contestés. Avant de rassurer que la Côte d’Ivoire, en la matière, a pris des précautions pour se prémunir contre de tels risques. Pour ce faire, il dira que la recherche de la diversité et la bonne répartition des tâches sont une garantie de réussite et porteuses, l’une et l’autre, de transparence et d’équité. Ibrahim Sy Savané a mentionné, par ailleurs, qu’il reste à clarifier certaines options, par exemple l’ancrage institutionnel de tout le processus de suivi de la transition numérique.
Il a réaffirmé la disponibilité de son institution à collaborer totalement quelque soit le schéma retenu. Toutefois, il a précisé que la Haca a une option préférentielle qu’elle a déjà communiquée au Premier ministre et au gouvernement.
A la suite du président de la Haca, Fofana Maïmouna, présidente de la Commission d’examen des dossiers d’appel d’offres ou d’appel à candidatures, par ailleurs, chef de cabinet au ministère de la Communication, a indiqué que leur rôle (s’agissant des membres de la commission) est d’examiner les dossiers qui seront reçus à l’issue de l’appel d’offres qui sera lancé par l’autorité de régulation. Elle a informé qu’au terme de leurs travaux, un rapport technique sera rédigé et remis au président de la Haca. Mme Fofana a surtout rassuré quant à la transparence des travaux de la commission qui est caractérisée par une indépendance dès sa création.
Le secrétaire permanent de la commission d’examen des dossiers d’appel d’offres ou d’appel à candidatures, Mme Dangny Léontine, membre de la Haca, a mentionné que son rôle est de faciliter les travaux et d’organiser le fonctionnement. Elle dirige le comité exécutif de la commission et est l’interface entre la Haute autorité et ladite commission qui statue en toute indépendance.
ISSA T. YEO in FRATERNITE MATIN
Fri, 19 Oct 2012 10:23:00 +0200
L’Union des Journalistes Ivoiriens en France (UJIF) a officiellement investi son nouveau président, Axel Illary,…
Un mois après la disparition du directeur de la Radio Télévision Saraounia, Moussa Kaka, au…
Moussa Kaka est une figure du journalisme au Sahel. Celui qui a disparu depuis le…
Le Parti communiste français condamne avec la plus grande fermeté l’arrestation et le placement sous…
Au Mali, le directeur de publication du journal Le Témoin, Abdrahamane Kéita, a été condamné…
Le 3 octobre, Axel Illary publiera sur Amazon Peau noire, Dieu blanc. Essai sur l’aliénation…
This website uses cookies.