A l’ordre du jour : des informations et l’examen de la situation socio-politique. L’ancien parti au pouvoir- dont certains militants et sympathisants venaient d’être mis en liberté provisoire- a pris acte de la décision de justice. « Tout en se félicitant de ce que ces dignes citoyens recouvrent enfin la liberté qu’ils n’auraient jamais dû perdre, le Comité Central affirme que ces mises en liberté provisoire sont l’aboutissement partiel des actions menées par les avocats qu’il tient à remercier pour le travail immense abattu dans des conditions extrêmement difficiles », fait valoir le parti de gauche, dans un communiqué, sanctionnant sa réunion.
Le parti s’est prononcé sur le cas de son chef incarcéré à La Haye parce que soupçonné de crimes contre l’humanité dans les évènements post-électoraux de 2010-2011. Miaka et ses camarades ont estimé que Laurent Gbagbo était victime « d’un vaste complot international » et que son « procès » était « éminemment politique ». Le communiqué sanctionnant la réunion tenue, samedi, indique que le Fpi attend de la Cour pénale internationale « une décision courageuse et équitable de relaxe pure et simple » de Laurent Gbagbo. Le parti à la rose compte envoyer des représentants à La Haye au mois de février pour suivre « l’audience de confirmation ou d’infirmation des charges ».
Le Fpi est revenu sur l’idée de « dialogue » avec le pouvoir. Il a ainsi appelé, dans son texte, les autorités « à engager sans délai, avec (lui), un dialogue franc » afin d’examiner « sans faux fuyants, les conditions d’élections justes, transparentes et équitables qui tiennent compte de ses préoccupations dont les axes majeurs sont : la libération de tous les prisonniers politiques, le retour apaisé des exilés, la sécurité, le jeu démocratique, la justice et l’Etat de droit.» Le communiqué retrace : « le Fpi a toujours choisi la voie des urnes comme moyen unique par excellence pour accéder au pouvoir d’Etat. Il réaffirme par conséquent la ferme volonté du parti d’aller aux différentes élections en Côte d’Ivoire, comme en témoigne la résolution n°1 de la Convention d’avril 2012 ».
La réunion du comité central était présidée par Sylvain Miaka Ouretto, président par intérim. Un point des récentes missions effectuées en Europe et au Sénégal a été fait à l’assistance. Le Fpi parle volontiers d’une « offensive diplomatique ».
Notons que Miaka Ouretto a nommé un nouveau secrétaire général adjoint par intérim en charge du suivi de l’action gouvernementale, Ettien Amoikon Henri, ainsi que quatre (4) nouveaux secrétaires nationaux.
Kisselminan COULIBALY in linfodrome.com
Mon, 24 Dec 2012 08:00:00 +0100
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