Au cours de cette réunion, en effet, le chef de l’Etat s’est suffisamment informé auprès des services compétents sur la nature des attaques, leurs origines et leurs dimensions, voire leurs implications. C’est pourquoi, ainsi que l’indique le Cns, « les mesures appropriées ont été renforcées au plan intérieur en vue d’offrir la quiétude aux Ivoiriens et à tous ceux qui vivent en Côte d’Ivoire ». Toujours au cours des échanges, le chef de l’Etat a mesuré la force de frappe de l’Armée, étant donné qu’il a reçu un rapport précis « des capacités humaines et matérielles aptes à faire face à cette regrettable situation ». Justement en fonction de cet état des lieux, le président Ouattara a décidé de donner les moyens nécessaires à toutes les forces afin d’assurer les missions à elles dévolues.
N’a-t-on pas annoncé que des avions et des armes sont sur le point d’être commandés pour combattre l’ennemi ? Ainsi se dégage clairement l’option du chef de l’Etat qui est de se préparer soit pour riposter à toute attaque d’où qu’elle vienne, soit pour engager la grande offensive contre toux ceux qui l’empêchent de gouverner… en rond. Tout ceci en s’appuyant sur des stratégies qu’il s’est attelé à définir avec les différents commandements de l’armée, de la gendarmerie et de la police. Visiblement, le président Ouattara fait ainsi savoir sa détermination à croiser le fer avec tout assaillant. Bonne ou mauvaise option ? Le devoir de tout chef d’Etat est bien de tout mettre en œuvre pour assurer la protection des biens et des personnes et défendre la nation en cas d’agression. On ne peut donc pas reprocher toute option militaire au président dans un contexte pareil. Toutefois, le choix du chef de l’Etat comporte d’énormes risques, tout comme le recours aux armes pour combattre des armes ne se fait jamais sans risque. Car un tel choix
lui impose de réussir. Ce qui suppose qu’il doit absolument vaincre les agresseurs dont les actions transpirent une guérilla pour l’instant mal ficelée, il s’agit de les tenir à distance de sorte à conserver le pouvoir et l’exercer. Mais si le président Ouattara ne réussit pas à infliger une « mort subite » à ses ennemis et à tuer dans l’œuf les projets de renversement de son régime, il sera pris dans une spirale difficilement manœuvrable. Il se verra contraint de consacrer d’énormes ressources financières et du temps à veiller à l’intégrité du territoire. In fine, il pourrait être obligé à relégué au second plan son programme de gouvernement et de société au profit de la gestion d’une guerre à laquelle il ferait face.
Alain BOUABRE in Soir info
Thu, 30 Aug 2012 08:55:00 +0200
L’Union des Journalistes Ivoiriens en France (UJIF) a officiellement investi son nouveau président, Axel Illary,…
Un mois après la disparition du directeur de la Radio Télévision Saraounia, Moussa Kaka, au…
Moussa Kaka est une figure du journalisme au Sahel. Celui qui a disparu depuis le…
Le Parti communiste français condamne avec la plus grande fermeté l’arrestation et le placement sous…
Au Mali, le directeur de publication du journal Le Témoin, Abdrahamane Kéita, a été condamné…
Le 3 octobre, Axel Illary publiera sur Amazon Peau noire, Dieu blanc. Essai sur l’aliénation…
This website uses cookies.