« Quiconque tient l'histoire d'un peuple tient son âme, mais quiconque tient la spiritualité d'un peuple le contraint à vivre sous le joug d'une servitude éternelle. »

Cheikh Anta DIOP
Categories: Politique

Maître Faustin Kouamé persiste et signe: «Bédie et Ouattara ne sont pas éligibles en 2015»

Un pavé dans la mareme Faustin Kouamé [ex ministre de la justice sur Bédié] est de retour sur la scène politique. et comment ? Avec un livre à paraitre intitulé : « election du Président de la république en Côte d’Ivoire 1993- 2010 ». Où il confronte « espoirs, dérives, droit et Antidroit ». Ce qui constitue les « chemins » par lesquels l’avocat ôte sa toge pour sortir son rôle habituel qui est de plaider.
Tour à tour donc il accuse, critique et opine. dans le résumé du livre qu’il a présenté le 31 juillet à Pullmann, tout comme dans l’entretien qu’il nous a accordé, ses accusations s’adressent pour l’essentiel au Conseil constitutionnel. « C’est le Conseil constitutionnel qui a précipité la Côte d’Ivoire dans la crise », accuse l’enseignant de droit. expliquant que dans les élections, cette juridiction n’a qu’une « compétence liée ». Par conséquent, après avoir prononcé l’annulation du scrutin dans les régions où les élections ont été entachées d’irrégularités, il ne devrait pas proclamer les résultats, mais faire reprendre le vote. Pour lui surtout, le Conseil constitutionnel devrait savoir que la certification s’imposait à sa décision et qu’une résolution de l’onu, même si elle réaffirme la souveraineté d’un Etat est supérieure à la norme fondamental d’un pays…
Ses critiques s’adressent aux juristes ivoiriens et à ceux du RHDP en particulier. Pour lui, si les hommes de droit issus du rdr et du PDCI avaient été vigilants, ils auraient pu mettre en harmonie la candidature exceptionnelle avec l’article 35 qui dispose que « tout candidat élu président de la république est rééligible une fois ». Car avec l’adverse uniquement Alassane Dramane Ouattara n’est pas éligible.
Son opinion sur les crimes que la Côte d’Ivoire a connus à cause de la rébellion est différente. Pour lui, avec la loi d’amnistie survenue sous laurent Gbagbo en 2003, on ne doit ni «ruminer » ni faire cas des évènements du 18 septembre 2002… bref.
L’avocat a quitté le palais de justice pour venir jeter un énorme « pavé dans la mare » du droit ivoirien. Et même du droit international. Juristes à vos cours de droits !

Armand Bohui
In Notre Voie

Sat, 16 Aug 2014 02:39:00 +0200

La Dépêche d'Abidjan

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