Les dollars de la mort de Sarkozy
Mieux encore le payement des rançons n’est pas une spécialiste française puisque Mme Huddleston enfonce beaucoup de pays européens (qu’elle n’a pas cité) qui auraient versé 89 millions de dollars entre 2004 et 2011 pour obtenir des libérations d’otages.
La diplomate américaine qui semble vouloir régler ses comptes à la France voire à l’Europe enfonce encore le clou, en retraçant l’itinéraire de ces rançons avant d’arriver aux mains des terroristes d’AQMI.
«Elles ont (Les rançons) terminé entre les mains du gouvernement malien et ensuite elles sont retournées, du moins une partie, aux salafistes», a-t-elle précisé, ajoutant que «cet argent alimente la trésorerie d’Aqmi pour acheter des armes et recruter».
Voilà qui ne manquera pas de donner froid dans le dos à la France qui voudrait jouer les redresseurs des torts au Mali alors que c’est grâce à ses millions d’euros que AQMI et le MUJAO ont acquis un matériel de guerre pour lancer leur «conquête» du nord du Mali.
Jusque là, la France a toujours nié avoir versé la moindre rançon pour résoudre des prises d’otages à l’étranger. En s’en souvient de la fameuse transaction effectuée par la France via le président Amadaou Toumané Touré poçur récupérer l’espion Pierre Camatte en contrepartie de la libération par les autorités maliennes d’alors de quatre dangereux terroristes dont deux algériens.
L’affaire avaient même provoqué une crise diplomatique entre Alger Nouakchott d’un côté et Bamako de l’autre. Tout le monde avait compris alors que Paris a payé le prix fort pour récupérer son espion que Sarkozy est aller personnellement chercher à Bamako.
Un tir «ami» contre la France
La France a tout de même refusé de reconnaître la transaction. Alger a poursuivi son lobbying qui avait abouti à la criminalisation du payement des rançons considérée à juste titre comme un financement indirect du terrorisme.
Voilà maintenant que l’implication de la France est clairement confirmée et par un haut responsable d’un pays «ami».
Par cette mise en accusation même tardive, la diplomate américaine envoie un message subliminal à la France et ses responsables, qu’ils sont quelques part complices de ce qui se passe aujourd’hui au nord du Mali.
Il est alors tout à fait logique que l’armée française se charge aujourd’hui de réparer les dégâts qu’elle a pu provoquer grâce à ses millions d’euros qu’elle a généreusement offert aux terroriste d’AQMI.
L’Algérie qui a fait de la condamnation du versement de rançons aux groupes terroristes un principe non négociable bien que cinq de ses diplomates sont encore aux mains des terroristes, s’en trouve réconforté dans sa démarche face au conflit malien.
Pour la France qui joue actuellement l’«héroïne» au Mali, ces sulfureuses révélations constituent un coup très dur pour sa réputation. Elle passe ainsi du statut de «libérateur» du Mali à celui peu glorieux de financier d’AQMI.
A la décharge du président François Hollande, ces versements dans les comptes d’AQMI ont été effectués du temps de Nicolas Sarkozy. Mais pour le coup, c’est la France de gauche comme de droite qui est éclaboussée.
In algerie1.com
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