« Quiconque tient l'histoire d'un peuple tient son âme, mais quiconque tient la spiritualité d'un peuple le contraint à vivre sous le joug d'une servitude éternelle. »

Cheikh Anta DIOP
Categories: Politique

Mali – La position des États-Unis / William Fitzgerald (sous-secrétaire d’État) : ‘’C’est très tôt de parler d’intervention militaire. Il faut donner plus de temps aux négociations’’

Pour le collaborateur de Hillary Clinton, il faut prendre du temps pour régler les questions du moment au Mali. Il écarte l’option d’une intervention militaire, la jugeant prématurée si elle devait avoir lieu maintenant. ‘’C’est très tôt de parler d’intervention militaire. Nous sommes d’accord avec la Cedeao et l’Union africaine (…) Il faut donner plus de temps aux négociations’’, a estimé le haut fonctionnaire américain au cours de sa conférence retransmise dans neuf ambassades américaines sur les continents africain et européen. Ce sont Dakar, Libreville, Bamako, Niamey, Nouakchott, Abidjan, Ouagadougou, Ndjamena et Paris. En privilégiant le facteur temps, William Fitzgerald soutient toutefois que l’ordre constitutionnel doit être rétabli au Mali, réitérant le soutien des Etats-Unis à Amadou Toumani Touré. ‘’Nous soutenons le président malien démocratiquement élu, Amadou Toumani Touré. C’est très important d’aller vers un retour de l’ordre constitutionnel (…) Les Africains sont mieux placés pour résoudre les problèmes africains. (…) Le Mali a été un modèle de démocratie. Il faut rétablir l’ordre constitutionnel et aller aux élections dans deux mois’’, a dit le diplomate américain. Pour l’instant, l’administration Obama a pris des mesures conservatoires pour contraindre la junte militaire à céder. Aux dires de William Fitzgerald, ce sont la suspension de l’éligibilité du Mali à l’Agoa et la suspension de l’aide bilatérale. D’autres sanctions vont suivre et concernent l’interdiction de voyage aux Etats-Unis aux membres de la junte et des sanctions économiques. Sur ces sanctions, les Etats-Unis, selon Fitzgerald, attendent l’Union européenne et les Nations unies. Quant à la visite avortée des chefs d’Etat de la Cedeao et les manifestations de soutien à la junte, William Fitzgerald y voit une manigance orchestrée par la junte. ‘’Les Maliens ont subi des menaces des putschistes’’, croit-il.

S. Débailly in L’Intelligent d’Abidjan

Fri, 30 Mar 2012 03:42:00 +0200

La Dépêche d'Abidjan

Recent Posts

UJIF : Axel Illary investi à Paris sous le signe de l’unité et du rayonnement international

L’Union des Journalistes Ivoiriens en France (UJIF) a officiellement investi son nouveau président, Axel Illary,…

4 jours ago

Niger : RSF saisit le groupe de travail sur les disparitions forcées de l’ONU sur le sort de Moussa Kaka

Un mois après la disparition du directeur de la Radio Télévision Saraounia, Moussa Kaka, au…

3 semaines ago

Moussa Kaka, disparu au Niger : quatre décennies de journalisme et de combat pour la liberté de la presse

Moussa Kaka est une figure du journalisme au Sahel. Celui qui a disparu depuis le…

4 semaines ago

Côte d’Ivoire : libération immédiate de Justin Koné Katinan et de tous les détenus politiques

Le Parti communiste français condamne avec la plus grande fermeté l’arrestation et le placement sous…

1 mois ago

Criminalisation du journalisme au Mali : Abdrahamane Kéita, du Témoin, condamné à deux ans de prison ferme

Au Mali, le directeur de publication du journal Le Témoin, Abdrahamane Kéita, a été condamné…

1 mois ago

Peau noire, Dieu blanc : quand Dieu porte les couleurs des oppresseurs

Le 3 octobre, Axel Illary publiera sur Amazon Peau noire, Dieu blanc. Essai sur l’aliénation…

1 mois ago

This website uses cookies.