« Quiconque tient l'histoire d'un peuple tient son âme, mais quiconque tient la spiritualité d'un peuple le contraint à vivre sous le joug d'une servitude éternelle. »

Cheikh Anta DIOP
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Mamadou Koulibaly et moi. Le clash a eu lieu

L’ex-président de l’Assemblée Nationale ivoirienne était à Yaoundé dans le cadre des rencontres mensuelles de débat organisées par une association citoyenne camerounaise. Venu parler de l’émergence des états africains et donner sa panacée pour y parvenir, le leader de lider flanqué de l’inévitable Nathalie Yamb est venu inoculer ses thèses de relance économique de l’Afrique.

Le débat aurait pu s’arrêter à son domaine de prédilection si Monsieur Koulibaly n’avait pas ramené une question posée par un camerounais et jugée inopportune par le modérateur le professeur Mathias Eric Owona Nguini. Elle concernait la crise électorale ivoirienne. Mamadou comme à son habitude reconnaîtra la victoire de Ouattara, se donnera le beau rôle dans la médiation lors de la crise et dira que GBAGBO et Ouattara ont tué 22 000 ivoiriens et qu’il n’apprécie pas que GBAGBO soit seul à La Haye.

Je lui ai rétorqué que si GBAGBO est coupable de ces meurtres, c’est que lui Koulibaly est co-auteur direct car il était le numéro 2 du régime. Il a parlé de son rôle à l’Hotel Ivoire en 2004 en disant que tout le pouvoir GBAGBO avait fui et l’avait laissé seul face aux bombardements français, il poursuivra en me demandant si j’étais à l’Ivoire, je lui ai répondu que c’est moi et quelques autres jeunes qui avons placé l’estrade ou il est monté pour s’adresser à nous après sa rencontre avec Poncet, Doué et Fall de l’Onuci.

Je lui ai aussi rafraîchi la mémoire lorsqu’il a dit qu’il est allé à Accra parce que GBAGBO a refusé de le recevoir en temps voulu au summum de la crise postélectorale, là encore devant les nombreux camerounais dans la salle je lui ai dit qu’il était à Accra depuis 2004… C’est ce moment-là que Monsieur se ravise en disant qu’il a fait partir sa famille à Accra parce que les français avait tiré sur sa résidence…

Notre échange qui a été houleux mais courtois n’a pas permis à Koulibaly de réécrire devant les camerounais l’histoire de notre pays. En bon politiciens nous avons mis balle à terre à la fin de la cérémonie mais j’ai la nette impression que Koulibaly est en mission pour Ouattara auprès de l’intelligentsia et de certains politiques camerounais…

(Pour des soucis de connexion je ne pourrai pas mettre la photo que nous avons prise après la cérémonie)

********************’
Armand Iré

Wed, 22 May 2013 00:41:00 +0200

La Dépêche d'Abidjan

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