La tension était perceptible déjà, le vendredi 15 février 2013, dans le quartier de Sicogi à Yopougon. Surtout que Justin Koua de la JFPI, Achille Gnaoré des Agoras et parlements, Serge Emile Aléba de l’Union Démocratique et Citoyenne(UDCY), Aboubacar Dagnogo de l’Union des Nouvelles Génération (UNG) et Gnamaka Dogbo Eric du Congrès panafricain pour la Justice et l’Égalité des Peuples (COJEP), ont passé la nuit sur les lieux pour les derniers réglages, avant la tenue effective du meeting.
Mais entre 1h et 3h du matin, un impressionnant dispositif militaire est déployé autour du périmètre où devait se tenir la manifestation. Un peu plus tard, des véhicules de transport en commun communément appelés »Gbaka », venus des quartiers de Koweït, Siporex et Wassakara, arriveront sur le site pour y débarquer des hommes en tenue civile. Les veillées funèbres qui étaient organisées sur la place CP1 ont été purement et simplement écourtées. Sur cette même place, les personnes débarquées des »Gbakas » troqueront leurs tenues civiles contre des tenues militaires. S’ensuivra alors, selon des témoignages recueillis auprès de certains riverains, des échauffourées.
Des patrouilles de militaires, armés de fusils d’assaut et de lance-roquettes, seront ensuite organisées. Les échauffourée avec les manifestants ne seront sans dommage. L’on dénombre à ce jour au moins trois blessés selon les organisateurs. Cette montée de fièvre a amené la police à poser des barricades sur les principales voies des quartiers de Sicogi et de Selmer, les fermant à la circulation. Tous les regroupements de plus de quatre personnes dans le périmètre étaient systématiquement dispersés.
Au cours de ces moments de tension, plusieurs personnes dont au moins trois (3) femmes et un gérant de maquis ont été arrêtés. Celui-ci, selon des témoignages, aurait été pris par la police parce qu’il aurait accueilli dans son établissement des leaders des jeunesses de l’opposition qui organisaient ce meeting, pendant toute la nuit.
Le samedi 16 février, des journalistes, venus constater la tenue ou non du meeting de la JFPI ont également été pris à partie par la police. Des caméras, des appareils photos et autres outils de travail de certains reporters, ont été arrachés. Jusqu’à hier dimanche 17 février, soit 48 heures après, la police et la gendarmerie continuaient encore de veiller sur le site pour dissuader tout manifestant.
Hervé KPODION in Soir Info
Mon, 18 Feb 2013 10:13:00 +0100
L’Union des Journalistes Ivoiriens en France (UJIF) a officiellement investi son nouveau président, Axel Illary,…
Un mois après la disparition du directeur de la Radio Télévision Saraounia, Moussa Kaka, au…
Moussa Kaka est une figure du journalisme au Sahel. Celui qui a disparu depuis le…
Le Parti communiste français condamne avec la plus grande fermeté l’arrestation et le placement sous…
Au Mali, le directeur de publication du journal Le Témoin, Abdrahamane Kéita, a été condamné…
Le 3 octobre, Axel Illary publiera sur Amazon Peau noire, Dieu blanc. Essai sur l’aliénation…
This website uses cookies.