La vice-présidente du fpi chargée des femmes, des organisations féminines et de la
mobilisation, Marie-Odette Lorougnon, s’est prononcée, samedi dernier, sur la crise interne au fpi. C’était à l’occasion des élections des secrétaires généraux des fédérations de Bouaké-Ahougnasou, Bouaké-Gbêkêkro et de Djébonoua. « Notre adversaire n’est pas au Fpi. Notre adversaire, c’est celui qui est au pouvoir », a affirmé la première responsable des femmes du fpi. Pour elle, la discipline et le respect doivent guider chaque militant dans son action. « Quand on se donne un chef, on le respecte. Quand il t’appelle, tu t’exécutes. Notre parti est craint par l’adversaire qui veut le diviser». La vice-présidente du fpi a exhorté à plus de vigilance pour que les militants ne se
détournent pas de l’essentiel du combat. S’agissant des élections des secrétaires généraux de fédération, la fédération de Bouaké-Ahougnassou est désormais dirigée par Yao Do Georges. Le nouveau secrétaire général de la fédération de Bouaké-Air France-Gbêkêkro se nomme idrissa Berté. À Djébonoua, c’est Amani Diby Madeleine qui a pris le pouvoir. Pierre N’dri, secrétaire national du fpi chargé des fédérations de Bouaké et Djébonoua, a souligné que ces élections donnent la légitimité aux dirigeants de ces fédérations. Il a demandé de taire les querelles du passé pour s’atteler à l’œuvre d’implantation du fpi et de la reconquête du pouvoir d’État. Dans son adresse à l’ensemble
des militants réunis au foyer Jeune Viateur de Bouaké et au foyer de Djébonoua, l’ex-député d’attécoubé, Marie-odette Lorougnon, a appelé à l’union de toutes les filles et fils du fpi pour un parti plus fort. Elle a insisté sur le fait que c’est en étant un parti
solide et fort que le fpi pourra vaillamment lutter pour la libération de Gbagbo. « Notre
seule grande victoire que nous recherchons, c’est la libération de Laurent Gbagbo », a précisé l’émissaire du fpi à Bouaké. Selon elle, l’unité du parti s’impose pour faire face à Alassane Dramane Ouattara qui reste l’adversaire du fpi.
Marie-Odette Lorougnon ne voit pas le sens et l’intérêt des conflits entre les militants à
l’intérieur du fpi. La vice-présidente s’élève contre les campagnes de dénigrements, les rumeurs, le mensonge et les querelles de clocher qui, à l’en croire, font plus mal au
parti face à l’adversaire. « Nous ne devons pas blanchir les dents de notre adversaire
», a-t-elle fait remarquer. Invitant les militants à plus de vigilance pour sauvegarder l’héritage de Laurent Gbagbo.
« Il y a une direction au Fpi et non des camps. Nous n’avons pas le droit d’avoir des camps
au Fpi pour ne pas détruire l’instrument que Gbagbo nous a laissé. Le camp du militant,
c’est le Fpi », a-t-elle dit. Déplorant les folles rumeurs entretenues par certains militants qui, selon elle, contribuent à fragiliser la famille et la solidarité. « N’écoutez pas
les oiseaux de mauvais augure. Il n’y a pas de camp Affi, ni de camp Akoun. Il n’y a que
le Fpi que Laurent Gbagbo a créé. Il y a une direction du parti et des incompréhensions
peuvent naître », a indiqué Marie-odette Lorougnon.
Benjamin Koré
Envoyé spécial
In Notre Voie