L’attaque meurtrière perpétrée contre le camp de déplacés/réfugiés de Nahibly à Duekoué, ayant fait au moins une douzaine de morts, a provoqué une onde de choc à travers le monde. Les réactions ne se sont pas fait attendre au sein de la communauté internationale. Dans la matinée du vendredi dernier, une cohorte d’individus, aidés de dozos et quelques éléments des Frci ont planifié une attaque meurtrière contre le camp de déplacés de Nahibly à Duekoué. Une attaque ayant occasionné au moins une douzaine de morts, plusieurs disparus et de nombreux blessés. Face à cette autre tragédie que vivent les autochtones wê, les Etats-Unis ont réagi, vendredi dernier, quelques heures seulement après la nouvelle. Dans un communiqué de presse, les Etats-Unis ont fermement condamné les violences survenues, vendredi dernier à Duekoué. Tout en demandant au Gouvernement ivoirien et à l’Onuci de prendre les mesures immédiates.
pour assurer la protection des civils dans la région, ils ont aussi demandé «l’ouverture immédiate d’une enquête pour déterminer les causes de ces violents incidents» et ont appelé «le Gouvernement de Côte d’Ivoire à tenir les responsables de ces actes obligés de rendre compte». Pour sa part, la Suisse, à travers son Ambassade à Abidjan, a condamné, samedi dernier, l’attaque du camp de déplacés pourtant sous protection des Nations Unies. «La Confédération suisse est le dépositaire des Conventions de Genève et des autres instruments du droit international humanitaire, et l`Ambassade rappelle que toute attaque contre des personnes civiles tout comme l`abus d`installations civiles protégées à des fins violents y sont strictement interdites», rappelle-t-elle. Avant de demander au gouvernement ivoirien et à l’Onuci de prendre «toutes les mesures pour identifier et punir les coupables, d`où qu`ils viennent, et pour protéger efficacement la population civile et les opérations humanitaires». L’Ue dénonce une impunité inquiétante sous Ouattara La chef de la diplomatie européenne, Catherine Ashton, a déploré samedi l’attaque meurtrière menée contre le camp de déplacés de Duekoué. Et a demandé au gouvernement ivoirien d’ouvrir une enquête aux fins de poursuivre les responsables de ces crimes. «Cette dernière tragédie illustre l’instabilité chronique qui prévaut à l’ouest de la Côte d`Ivoire où les tensions intercommunautaires, l’insuffisance de la présence de l’Etat et l`impunité qui a prévalu jusqu’à présent alimentent un cycle interminable de représailles et vengeance», a fait savoir la chef de la diplomatie européenne, Catherine Ashton. Toutes ces vives réactions qui fusent de par le monde, après les massacres de Duekoué, vont-elles faire prendre conscience au régime Ouattara qui, manifestement, minimise comme à son habitude l’ampleur des crimes commis ? Attendons de voir. Sinon pour l’heure, le régime semble avoir pris sa ligne de défense habituelle : travestir les faits.
In Le Nouveau Courrier