« Quiconque tient l'histoire d'un peuple tient son âme, mais quiconque tient la spiritualité d'un peuple le contraint à vivre sous le joug d'une servitude éternelle. »

Cheikh Anta DIOP
Categories: Tribune

Massacres de Nahibly à Duékoué: Il faut revendiquer notre droit à un contre génocide!

Alassane Dramane Ouattara a donné l’ordre de nettoyer l’Ouest ivoirien de sa population autochtone afin d’y installer ses frères Mossi. C’est un objectif ultime et son unique objectif politique en organisant avec la complicité de l’Etat français, l’invasion de la Côte d’Ivoire.
En 2005, Guitrozon donnait déjà le signal. Deux ressortissants burkinabè, présentés comme des Sénoufo ont fait l’objet d’une lâche agression par des hommes armés non identifiés. Un banal règlement de compte entre rebelles comme il y en a eu durant toute la vie de la rébellion armée d’Alassane Ouattara.
Dès l’annonce du crime, les habitants de Guitrozon, des Guérés ont été pris pour cible. Cela a donné 200 Guérés tués en une seule soirée à la machette par les éléments du MPCI rebaptisés à l’époque Forces nouvelles. C’était le énième signe d’un génocide planifié pour accaparer les terres des Guérés.
Hier, en mars 2011, c’était au quartier Carrefour de Duékoué. Les FRCI d’Alassane Ouattara ont tué 800 Guérés en un seul lieu et ont brûlé leurs corps. Ces bouviers ont ensuite investi tous les villages et y ont laissé environ 2000 femmes et enfants massacrés. Il y a avait 80% de femmes et enfants parmi les morts. Ces bébés et femmes sont présentés aujourd’hui par Soro Guillaume comme des miliciens à la limite du cannibalisme. Des bébés Guérés massacrés. Et ils sont présentés comme des miliciens pro-GBAGBO à la limite du cannibalisme. Et pourtant, les Guérés tués avant-hier ont perdu plusieurs organes et certains crânes ont été vidés de leur cerveau.
Oui. Vous le savez. Aujourd’hui, c’est au tour de Nahibly et son camp de déplacés Guérés, d’enregistrer au moins73 femmes et enfants massacrés par les FRCI, les Dozos et les Malinkés. Cette énumération me paraît ne pas être exacte. Car les FRCI sont tous des Malinkés. Les Dozos sont tous des Malinkés et des Burkinabè. Et les Malinkés et Burkinabè évoqués sont des miliciens membres des FRCI. Cela veut dire que la bande armée subversive, composée majoritairement de mercenaires burkinabè et de Malinkés, créée par Alassane Ouattara et Blaise Compaoré depuis 2002 et renforcée en 2011avec les moyens militaires de la France et l’ONU, est l’unique responsable des massacres qui ont cours en Côte d’Ivoire.
Ils les ont massacrés donc. 73femmes, enfants et vieillards puis leurs organes ont été emportés parfois; et à ceux-là, s’ajoutent plusieurs disparus dans la brousse après la chasse à l’homme qui s’en est suivie. Ainsi, comme au Rwanda, les FRCI d’Alassane Ouattara se révèlent être des interahamwe, des pseudos militaires et civiles formés pour massacrer les autres peuples de la Côte d’Ivoire.
Pour l’instant, leur seul centre d’intérêt est le peuple Wè car leurs terres les intéressent pour y installer la première cohorte de Burkinabè. Après, ils descendront vers Soubré, une localité dans laquelle la très forte présence de FRCI Burkinabè est entrain d’aider à finaliser l’expropriation des planteurs Baoulé dont les plantations sont arrachées par des Burkinabè de façon quasi quotidienne.
Ça, c’est l’état des lieux. Macabre, révoltant, menaçant et affolant. Mais, ce génocide couvert par la France, l’ONU, les Etats-Unis, et toute la communauté politique occidentale; ces massacres prémédités traités de façon cynique par les médias occidentaux et justifiés de façon provocatrice par Alassane Ouattara et ses obligés, nous mettent exactement dans la posture de Paul Kagamé, lorsqu’il dirigeait le Front patriotique rwandais (FPR).
Ces massacres ciblés, cette invasion qui s’organise autour d’un projet de dépeuplement de l’Ouest ivoirien, ce mépris fasciste utilisant des mains burkinabè et malinkées pour trucider un peuple qui les aura accueillis pour les aider à réaliser le rêve ivoirien; toutes ces tueries cautionnées, acceptées, justifiées et commanditées par le Burkinabè Alassane Ouattara, aux ordres de la France, nous oblige à une riposte immédiate, à un contre-génocide, à une guerre contre la mort.
On pourrait parler de légitime défense. On pourrait parler d’instinct de survie. On devra choisir entre attendre que les Guérés meurent tous avant qu’advienne notre tour ou agir maintenant. Peu importe ce qu’on devra penser. Au bout de tout ça, une seule et unique mission divine s’impose d’être accomplie: empêcher un projet de génocide d’aller jusqu’à son terme.
C’est pourquoi, en cette semaine de folle tristesse, la Révolution Permanente va se consacrer à préparer l’esprit des guerriers sur le théâtre des opérations en attente des ordres de la Hiérarchie, mais aussi, insuffler l’esprit patriotique et combattant à ceux des éléments des Forces de Défense et de Sécurité(FDS) qui ont besoin d’un message clair et précis pour que l’action de libération révolutionnaire soit leur sacerdoce du moment.
Pour la douleur qui nous ronge, sachez que le monde rêvé par l’Occident est un monde de terreur où les plus faibles seront massacrés et éliminés de la surface de la terre. Il nous revient donc de ne pas être des faibles dans cette jungle qui s’impose à nous.
A cet effet, la Révolution Permanente, au nom de tous les guerriers et dignes fils de la Côte d’Ivoire, décrète une Semaine de Deuil National au cours de laquelle des messages très forts seront portés à votre connaissance. Afin que quand le contre-génocide démarrera, que personne au monde ne trouve à redire.
«Assè Madjebou» peuple Guéré frère et mien.

A Très bientôt.

Hassane Magued

Tue, 24 Jul 2012 02:18:00 +0200

La Dépêche d'Abidjan

Recent Posts

UJIF : Axel Illary investi à Paris sous le signe de l’unité et du rayonnement international

L’Union des Journalistes Ivoiriens en France (UJIF) a officiellement investi son nouveau président, Axel Illary,…

6 jours ago

Niger : RSF saisit le groupe de travail sur les disparitions forcées de l’ONU sur le sort de Moussa Kaka

Un mois après la disparition du directeur de la Radio Télévision Saraounia, Moussa Kaka, au…

3 semaines ago

Moussa Kaka, disparu au Niger : quatre décennies de journalisme et de combat pour la liberté de la presse

Moussa Kaka est une figure du journalisme au Sahel. Celui qui a disparu depuis le…

1 mois ago

Côte d’Ivoire : libération immédiate de Justin Koné Katinan et de tous les détenus politiques

Le Parti communiste français condamne avec la plus grande fermeté l’arrestation et le placement sous…

1 mois ago

Criminalisation du journalisme au Mali : Abdrahamane Kéita, du Témoin, condamné à deux ans de prison ferme

Au Mali, le directeur de publication du journal Le Témoin, Abdrahamane Kéita, a été condamné…

1 mois ago

Peau noire, Dieu blanc : quand Dieu porte les couleurs des oppresseurs

Le 3 octobre, Axel Illary publiera sur Amazon Peau noire, Dieu blanc. Essai sur l’aliénation…

1 mois ago

This website uses cookies.