Le jour n’est pas nouveau à la Rti
Le Directeur général de Lazare Aka Sayé fait encourir, des risques énormes d’échec au processus de réconciliation nationale, alors que lui-même est déjà une énigme. En effet, au moment où les Ivoiriens se remettent peu à peu des traumatismes de la guerre, il fait régner un climat de terreur à la RTI ; et dire qu’il n’est qu’un intérimaire. Certains agents sont mis à l’écart et sommés de ne pas s’aventurer à leur poste de travail. D’autres sont simplement licenciés sans droit ou, plus grave encore, battus à sang et jetés sans procès en prison. Comme si toutes ces méchancetés ne suffisaient pas, Aka Sayé a décidé de bloquer le retour à la RTI des agents qui étaient en détachement, pourtant, dans des structures de l’Etat. En général, toutes ces persona non grata ont le malheur d’appartenir à certains groupes ethniques ou d’avoir eu des liens avec le régime Gbagbo.
En outre, le pari de la professionnalisation de la RTI est encore loin, très loin d’être gagné par Aka Sayé Lazare. Les observateurs sont unanimes. Le niveau actuel de la radio et des deux télévisions nationales est catastrophique. Avec les médias d’Etat, il n’y a vraiment rien à se mettre sous la dent. Depuis que le nouveau régime s’est installé, le jour n’est pas nouveau à la RTI et sans doute que celle-ci ne répondra jamais aux attentes du contribuable ivoirien. Il n’y a pas de bond qualitatif. C’est plutôt le début d’une descente aux enfers. Or donc c’est bon de communiquer à la télé, à la radio et dans les journaux d’Etat quand on assume les fonctions de chef d’Etat ! Or donc les crimes que le camp Alassane Ouattara collait à la RTI sous Gbagbo étaient des bienfaits !
D’ailleurs du pouvoir Gbagbo à celui qu’il tire actuellement par la queue comme un diable, l’image de la RTI ne fait que s’assombrir. L’instrumentalisation de tous les médias est irrémédiablement sans équivoque et saute aux yeux.
Le culte du couple présidentiel
Au centre de ce système, se trouve le culte du couple présidentiel Ouattara. Il est au galop et se révèle de plus en plus répulsif. De plus, des images effroyables de militaires agressent chaque jour le petit écran de la RTI dite 1. Ce qui rappelle un régime militaire totalitaire des Afriques des années 60 et 70. Cette télé nationale est également devenue «un marché bamiléké où ça monte et ça descend», une forêt sacrée du Nord de la Côte d’Ivoire, avec des noms qui en disent long sur cette dérive ethnique et excursionniste qui accompagnent ses programmes quotidiens.
Schadé Adédé in Notre Voie
Sat, 15 Oct 2011 02:27:00 +0200
L’Union des Journalistes Ivoiriens en France (UJIF) a officiellement investi son nouveau président, Axel Illary,…
Un mois après la disparition du directeur de la Radio Télévision Saraounia, Moussa Kaka, au…
Moussa Kaka est une figure du journalisme au Sahel. Celui qui a disparu depuis le…
Le Parti communiste français condamne avec la plus grande fermeté l’arrestation et le placement sous…
Au Mali, le directeur de publication du journal Le Témoin, Abdrahamane Kéita, a été condamné…
Le 3 octobre, Axel Illary publiera sur Amazon Peau noire, Dieu blanc. Essai sur l’aliénation…
This website uses cookies.