« Quiconque tient l'histoire d'un peuple tient son âme, mais quiconque tient la spiritualité d'un peuple le contraint à vivre sous le joug d'une servitude éternelle. »

Cheikh Anta DIOP
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Meeting du 16 février prochain – Vallera Kouadio (Fédéral Jfpi) : « Tout Yopougon est mobilisé»

Notre Voie : Que pensez-vous du meeting du 16 février ?

Raphaël Vallera Kouadio : Le Front populaire ivoirien (Fpi) est un maillon essentiel de la vie politique nationale et ne peut donc être écarté d’aucun processus de réconciliation digne de ce nom. Aujourd’hui, il se trouve qu’une frange importante de la population ivoirienne ne se sent pas concernée par tout ce qui est en train de se faire. Nous pensons que la seule chose qui puisse aider à décanter cette situation est la libération du président Laurent Gbagbo. Le meeting du 16 février est donc un projet politique majeur. Nous travaillons activement pour sa réussite afin que la place Cp1 refuse du monde.

N.V. : Ne craignez-vous pas que ce meeting, comme d’autres, soit interdit par le pouvoir?

R.V.K. : J’ai rassuré l’ensemble les secrétaires généraux de section, les secrétaires généraux des comités de base, l’ensemble des délégués que, le 16 février, la JFpi tiendra effectivement un meeting à la Place Cp1 de Yopougon pour réclamer la libération du Président Gbagbo. Tous les Ivoiriens épris de démocratie sont invités à se déplacer massivement. Nous ne venons pas pour défier le pouvoir. Nous n’en avons pas la prétention. Nous nous sommes engagés pour un combat à la fois noble et digne. Il n’y a donc pas à avoir des craintes, d’autant plus que nous sommes dans la vérité. Au contraire, nous voulons faire en sorte que la Côte d’Ivoire renoue avec la normalité. Après deux ans de crise, les nouveaux dignitaires doivent avoir compris qu’ils ne peuvent pas gouverner ce pays en écartant une partie de la population.

N.V. : Comment allez-vous mobiliser le maximum de personnes à Yopougon ?

R.V.K. : Yopougon, on le sait, est un bastion du Front populaire ivoirien. On n’a pas besoin de dispositions particulières pour mobiliser les militants du Fpi. Tout Yopougon est mobilisé. Ce qu’il faut, c’est d’indiquer un lieu et une heure, et les militants, à coup sûr, répondront. C’est ce que nous sommes en train de faire. Je voudrais, par ailleurs, saisir cette occasion pour en appeler à une grande mobilisation de la Jeunesse du Fpi car il s’agit d’un rendez-vous historique.

Entretien réalisé par César Ebrokié in Notre Voie

Tue, 12 Feb 2013 02:46:00 +0100

La Dépêche d'Abidjan

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