« Quiconque tient l'histoire d'un peuple tient son âme, mais quiconque tient la spiritualité d'un peuple le contraint à vivre sous le joug d'une servitude éternelle. »

Cheikh Anta DIOP
Categories: Politique

Monique Séka nue sur une peinture, divorcée… toute la vérité. voici la peinture !

Tu viens de faire ta première expérience de comédienne en Martinique…

– (Elle rit) Oui, c’est bien cela. C’était une grande première pour moi, car je n’ai jamais mis les pieds sur les planches. Je vois les comédiens pendant les spectacles sur scène ou à la télé comme tout le monde. Je n’ai jamais vraiment pensé me retrouver un jour à leur place.

• Alors, comment c’est arrivé ?

– Bon, c’est arrivé vraiment par hasard. Un dramaturge antillais du nom de Jean Marc Templet avait un projet de comédie musicale intitulé, “Toupé Nonm-Toupé fanm”. La pièce met en scène un homme marié (TKO) qui trompe sa femme (Vanessa) avec sa belle-sœur (Mélodie). L’affaire éclate et la mère de TKO (Carmen) doit intervenir pour recoller les morceaux de la gaffe de son fils. Jean Marc Templet cherchait dans son casting une femme dont le profil collerait avec le personnage de Carmen, qu’elle soit antillaise ou africaine. Il en a parlé au chanteur Jacky Rappon, un ami, qui lui a suggéré mon nom. Et c’est comme cela que c’est parti, pour mon aventure théâtrale à Fort-De-France.

• On t’imagine sur scène déclamant ton texte et chantant. Ça n’a pas dû être facile pour une profane…

– (Elle rit). C’est une autre expérience. La partie chant, là, il n’y avait pas de problème. Mais côté théâtre, il fallait apprendre le texte, la gestuelle, la diction, le déplacement sur scène, etc. Jean Marc Templet et le metteur en scène, M. Guillou, m’ont fait répéter avec les autres comédiens pendant tout le mois de Mars, à Fort-De-France. C’est après cela que les deux représentations ont eu lieu les 13 et 14 avril dans une salle de la ville, d’une capacité de près de 2000 places, qui porte le nom d’Aimé Césaire. Elle était pleine. Le spectacle a duré plus de deux heures.

• Satisfaite de ta prestation ? comment le public a-t-il réagi en te voyant dans ce nouveau personnage ?

– Oh, je pense avoir donné le meilleur de moi-même. Au regard des observations et surtout les félicitations des uns et des autres après les deux spectacles, je pense que le public a apprécié ma prestation. Même si les Martiniquais étaient quand même surpris au départ de me voir dans un rôle de comédienne, parce qu’ils ne connaissaient que la chanteuse Monique Séka.

• Es-tu prête à renouveler l’expérience ?

– Bien sûr ! Car j’ai bien aimé. Et messieurs Templet et Guillou m’ont dit qu’ils comptent sur moi pour tourner avec la pièce aux Antilles, en France et en Afrique. Ils prendront bientôt attache avec le Ministère de la culture et de la francophonie et les acteurs culturels ivoiriens pour que le projet se réalise à Abidjan. L’histoire de cette pièce peut se dérouler dans un foyer antillais ou africain. Elle fera bien marrer et réfléchir à la fois le public ivoirien.

• Les rideaux se sont refermés pour le moment côté théâtre, on suppose que la musique a repris ses droits dans ton quotidien ?

– Tout à fait. Je suis revenue chez moi à Lyon depuis le 16 avril dernier. Et j’ai repris le chemin des studios à Paris avec mon nouvel arrangeur franco-congolais, Kreem. Il travaille beaucoup avec Passi et la nouvelle génération d’artistes en vogue en France.

• Tu ne tournes pas le dos au Zouk, avec ce nouvel arrangeur ?

– Non, pas du tout ! L’afro-Zouk demeure et on y ajoute les sonorités actuelles. C’est un brassage de musiques africaines, antillaises et occidentales. Sur l’œuvre d’une dizaine de titres, David Tayorault s’occupe de la note ivoirienne. Il y a plus de 10 ans que je n’ai pas sorti d’album, alors je prends mon temps pour sortir du costaud.

• Une idée de la date de sortie ?

– Quand on prend son temps, on ne fixe pas de date de sortie. Le travail est déjà à mi-parcours en studio et c’est déjà bon signe. Je demande un peu de patience aux mélomanes et ils auront leur nouveau Monique Séka.

• D’ici là, tu auras aussi le temps de t’occuper de ton couple, dont les rumeurs disent qu’il bat de l’aile. On parle même de divorce…

– (Elle soupire). “Laissez les gens parler”, comme dit une chanson. Moi, Monique, je ne suis pas divorcée. Je n’ai jamais divorcé et mon couple se porte à merveille (Ndlr : elle appelle son mari Dominique Richard, qui est présent à la maison lors de notre entretien, pour qu’il nous salue et le confirme de vive voix). Notre fille caroline Richard Comoé, qui a aujourd’hui 15 ans, va très bien également. Elle est en classe de troisième. Que demander de plus au Seigneur ?

• As-tu appris aussi l’information, selon laquelle, tu aurais posé nue pour un peintre ?

– Oui, mais ceux qui véhiculent cela n’ont pas l’information exacte et ils déforment tout ! Certains parlent de photo où je suis nue. D’autres parlent de tableau. On parle aussi d’un certain peintre, pour qui j’aurais posé et servi de modèle. Il n’en est rien. C’est mon propre mari, Dominique, Directeur de la Radio SUN FM Lyon, par ailleurs peintre diplômé des Beaux-arts, qui pour s’éclater, m’a dessinée sur un grand tableau. Pour rendre à travers moi, hommage à la beauté africaine, à la femme africaine. C’est ce tableau que d’aucuns ont vu et qui les fait jaser.

• Donc, tu n’es pas allée dans un atelier pour servir de modèle à un peintre…

– Absolument pas ! Mon peintre à moi, c’est mon mari. Il me voit nue tous les jours. Il n’a pas eu besoin que je pose nue devant lui, pour qu’il me reproduise sur un tableau. C’est le fruit de son inspiration qui a donné ce tableau. Où je suis certes nue, mais c’est un nu artistique, que font plusieurs grands peintres de ce monde. Et le tableau trône chez moi.

Réalisée par téléphone par Eric Cossa
Source : 

Top-Visages

Sun, 23 Jun 2013 11:33:00 +0200

La Dépêche d'Abidjan

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