« Quiconque tient l'histoire d'un peuple tient son âme, mais quiconque tient la spiritualité d'un peuple le contraint à vivre sous le joug d'une servitude éternelle. »

Cheikh Anta DIOP
Categories: Politique

Mont Péko : Amadé Ouérémi va-t-il être délogé ?

Amadé Ouérémi sera-t-il délogé de force par l’armée du régime ivoirien et les soldats français avant la fin de la semaine? C’est, en tout cas, ce que croient savoir nombre d’habitants de Duékoué qui, depuis hier, auraient eu l’information selon laquelle le rebelle devenu élément des FRCI (Forces républicaines de Côte d’Ivoire) serait dans le viseur de la communauté internationale qui ne veut plus le laisser faire. Et ce n’est pas l’impressionnant dispositif militaire visible depuis hier matin à Duékoué qui va faire changer d’avis les habitants de Duékoué.
Les habitants de cette ville de l’ouest de la Côte d’Ivoire ont vu passer sous leurs fenêtres, de nombreux cargots militaires, de gendarmes pour la plupart aux bérets rouges. Certains de ces véhicules militaires et leurs passagers étaient visibles hier après-midi à la préfecture de la ville.
Selon des habitants interrogés, des légionnaires français les ont précédés dans la ville deux jours auparavant et y sont toujours. «Quand on leur demande le but de leur présence massive et inhabituelle chez nous, ils répondent invariablement qu’ils sont en mission», assure un habitant de Duékoué.
Un autre habitant qui relaie l’information qui a pris le tout Duékoué depuis hier, indique qu’il s’agirait d’une opération d’expulsion du Mont Péko avant samedi du sieur Amadé Ouérémi qui occupe cette portion de terre depuis bien longtemps à la faveur de la rébellion armée.
«Je pense qu’il est déjà encerclé et il ne pourra plus s’en sortir», indique une femme, épouse de militaire. «Pourquoi une telle épreuve de force alors qu’il travaille pour le compte du pouvoir ? Le Président ne peut-il pas lui demander de déposer les armes et de rentrer chez lui au Burkina Faso au lieu de nous envoyer encore une autre guerre ? Duékoué a trop souffert pour continuer de souffrir», s’insurge une commerçante rencontrée par notre correspondant sur place.Les jours à venir nous situeront sans aucun doute.

Abdoulaye Villard Sanogo
In Notre Voie

Fri, 17 May 2013 00:16:00 +0200

La Dépêche d'Abidjan

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